Le maire Ferrandez contredit le maire Gingras

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Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, affirme n'avoir jamais rencontré Jean Lacroix, directeur général actuel de L'Assomption.

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Contrairement à ce qu'a affirmé le maire Jean-Claude Gingras sous serment, le maire du Plateau-Mont-Royal n'aurait jamais rencontré le directeur général actuel de L'Assomption pour un poste de directeur d'arrondissement. En réalité, Jean Lacroix aurait refusé de se soumettre à une enquête et à des tests psychométriques, ce qui a coupé court à sa candidature à un poste de directeur administratif, soutient le maire Luc Ferrandez, appuyé dans ses propos par sa directrice d'arrondissement.

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Le maire de L'Assomption, Jean-Claude Gingras.

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Lors d'un entretien avec La Presse, M. Ferrandez a confirmé que M. Lacroix avait déposé sa candidature à un poste au Service du greffe, autour du 23 avril 2014. Mais contrairement à ce qu'a affirmé Jean-Claude Gingras devant la Commission municipale du Québec (CMQ), jeudi, le maire du Plateau n'aurait jamais eu de contact direct avec Jean Lacroix, et il n'aurait pas discuté avec le maire de L'Assomption.

Bonne impression, mais...

«Je n'ai jamais rencontré M. Lacroix, c'est ma directrice d'arrondissement qui a mené l'entrevue. Il a fait bonne impression, mais il y a eu des doutes par rapport à ses propos. Des contradictions. On a fouillé plus loin, on lui a demandé de se soumettre à une enquête, mais il a refusé», a affirmé le maire du Plateau.

La directrice de l'arrondissement, Isabelle Cadrin, abonde dans le même sens, en ajoutant qu'il avait très bien «performé», tant et si bien qu'il était l'un des deux finalistes. Mais comme dans tout bon processus d'embauche, l'arrondissement a demandé l'appui du contrôleur de la Ville de Montréal.

«Il devait se soumettre à une journée complète de tests psychométriques avec des mises en situation de l'ENAP [École nationale d'administration publique]. Il devait aussi signer un formulaire de consentement pour vérifier ses références. Il ne nous rappelait pas. Pendant qu'on attendait, on a appris qu'il négociait son contrat avec L'Assomption», a-t-elle dit.

113 500$ et non 155 000$

L'arrondissement dément aussi les propos du maire de l'Assomption au sujet du salaire proposé à M. Lacroix. La rémunération proposée par l'arrondissement s'établissait à 113 500$ (136 211$, en tenant compte des avantages sociaux et du régime de retraite) et non pas 155 000$, salaire actuel du directeur général de L'Assomption.

Enfin, M. Ferrandez affirme qu'il était au courant que M. Lacroix s'était fait congédier par la municipalité de Chambly pour «manque de loyauté» dans la foulée des enquêtes menées par la commission Charbonneau. Mais à cette époque, le directeur général de L'Assomption n'avait pas encore été arrêté par l'UPAC.

«Nous étions au courant qu'il s'était fait congédier. Au départ, ça ne nous dérangeait pas, on se disait que c'était légitime de collaborer avec la commission Charbonneau s'il y avait des actes à dénoncer, explique-t-il. Mais rapidement, on a eu des doutes.»

La CMQ a mis en place une ligne téléphonique de dénonciation pour la population: 514 873-3031, poste 81825

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