Gabriel Nadeau-Dubois se joint à Québec solidaire

Gabriel Nadeau-Dubois, lors de son point de presse... (Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Gabriel Nadeau-Dubois, lors de son point de presse pour annoncer qu'il se joint à Québec solidaire.

Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Gabriel Nadeau-Dubois a confirmé cet avant-midi qu'il rejoint Québec solidaire comme candidat à la succession de Françoise David, en lançant une douche froide sur les négociations de convergence avec le Parti québécois.

Cinq ans après la grève étudiante qui l'a fait connaitre, le jeune homme de 26 ans veut être porte-parole de la formation politique et candidat aux prochaines élections partielles dans la circonscription de Gouin.

Il a dit vouloir « sortir du pouvoir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans », car elle « a trahi le Québec ».

« Cette classe politique a choisi de nous diviser selon notre origine, notre religion, notre région [...] pour gagner des élections », a-t-il continué. « Elle a toujours choisi ses amis - les grandes entreprises, les firmes d'ingénieurs, les lobbys des médecins - au lieu du peuple du Québec. Qu'elle soit au pouvoir ou non, qu'elle soit rouge ou bleue, elle a toujours fait les mêmes choix. »

Après avoir évoqué le nom de Bernie Sanders - candidat malheureux à l'investiture démocrate américaine -, il a pointé du doigt le libre-échange comme source des inégalités économiques.

Il a aussi réitéré sa profession de foi souverainiste. « Je suis indépendantiste, a-t-il dit. Je suis convaincu que le Québec peut devenir un lieu où tout le monde vit bien. Mais je suis aussi convaincu que plusieurs des choix qu'on a à faire, on ne pourra pas les faire à l'intérieur du Canada. »

Souverainiste, mais pas péquiste

M. Nadeau-Dubois a toutefois jeté une ombre sur les négociations de convergence entre sa nouvelle formation politique et le Parti québécois (PQ), en exposant qu'Option nationale (ON) était « la seule » à partager ses objectifs. QS et PQ « ne partagent pas les mêmes objectifs fondamentaux, a-t-il précisé par la suite. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas s'entendre de façon ponctuelle. »

Mais le leadership de Jean-François Lisée n'aide en rien, a-t-il ajouté. « J'ai de la misère à suivre Jean-François Lisée. Je ne suis pas le seul, il y a des milliers de personnes qui ont de la misère à le suivre. C'est bien beau être stratège, c'est bien beau être agile, encore faut-il être capable de dire clairement quels sont nos principes. »




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