QS croit que sa lutte contre Uber aidera sa quête du pouvoir

Les porte-parole de Québec solidaire, Andrés Fontecilla et Françoise David... (Robert Skinner, La Presse)

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Les porte-parole de Québec solidaire, Andrés Fontecilla et Françoise David

Robert Skinner, La Presse

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Au terme du congrès qui marquait le dixième anniversaire de sa fondation, Québec solidaire s'est dit confiant de faire élire plusieurs députés supplémentaires à la prochaine élection générale, en tablant notamment sur la lutte acharnée que le parti a menée contre les « capitalistes ravageurs » de la multinationale américaine Uber.

« On ne peut plus prendre un seul taxi à Montréal sans que le chauffeur ne parle de la défense de leur métier par [le député solidaire] Amir Khadir. Ça n'a l'air de rien, mais ça fait des milliers de personnes qui en parlent à leurs clients », a expliqué la porte-parole parlementaire de la formation, Françoise David.

L'arrivée d'Uber dans l'industrie du transport a provoqué des débats et tensions internes au sein d'autres partis, mais à Québec solidaire la ligne s'est imposée naturellement, affirme M. Khadir.

« Québec solidaire, on existe pour contrer les Uber de ce monde, les entreprises capitalistes ravageuses », affirme M. Khadir, qui critique tant les conditions de travail des chauffeurs d'Uber que les pratiques « d'évitement fiscal agressif » et la volonté de « tuer toute compétition pour ensuite augmenter les prix » qu'il décèle chez l'entreprise.

Le député de Mercier avait été interpelé un peu plus tôt par un jeune homme d'origine maghrébine qui disait travailler comme chauffeur Uber pour subvenir aux besoins de sa famille. Il lui a répondu qu'il le considérait comme une « victime du système » et qu'il voulait l'aider à obtenir un travail légal payé « au minimum » 15 $ de l'heure par une entreprise qui contribue davantage à l'assiette fiscale québécoise.

Assemblée constituante et salaire minimum à 15 $

Cette revendication d'un salaire minimum à 15 $ de l'heure a été au coeur de plusieurs discussions lors du congrès du parti, qui se félicite de la popularité de cette campagne « offensive » plutôt que « défensive » en faveur des petits salariés.

Le parti a aussi confirmé un élément clé de son programme, la proposition d'élire au suffrage universel une assemblée constituante s'il est porté au pouvoir. Cette assemblée serait chargée d'élaborer un projet de constitution pour le Québec, qui pourrait se traduire par une déclaration d'indépendance ou une nouvelle forme d'arrangement à l'intérieur du Canada. Au sein de cette assemblée, Québec solidaire militerait en faveur de la souveraineté du Québec.

Samedi, le parti s'était donné 10 ans pour prendre le pouvoir. Dimanche, les responsables politiques se sont dits convaincus de faire élire plusieurs nouveaux députés en 2018, y compris à l'extérieur de Montréal, pour la première fois.

« Nos prochains grands succès auront lieu dans des villes comme Sherbrooke, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda et Gatineau », a assuré Andrés Fontecilla, selon qui le parti demeure toujours aussi « bien campé à gauche » sur l'échiquier politique. « Nous n'allons pas vers le centre », dit-il.

Samedi lors d'une soirée festive pour le dixième anniversaire de la formation, plusieurs personnalités dont le cinéaste Xavier Dolan, la chanteuse Ariane Moffat, le comédien Luc Picard, le philosophe Normand Baillargeon et le conteur Fred Pellerin ont exprimé leur appui à Québec solidaire.

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