Les professionnels du gouvernement prêts à accentuer leurs moyens de pression

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Richard Perron, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les professionnels du gouvernement du Québec, qui n'ont toujours pas conclu d'entente de principe quant au renouvellement de leur convention collective, plus d'un an après son échéance, ont décidé d'accentuer leurs moyens de pression.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement, qui représente 17 000 membres dans la fonction publique, veut recourir à des grèves d'une durée de quelques minutes ou quelques heures.

De plus, certains ministères ou organismes où travaillent ses membres pourraient faire l'objet de grèves ciblées, c'est-à-dire des grèves d'une durée indéterminée, mais ministère par ministère ou par groupes de ministères, a expliqué au cours d'une entrevue, mercredi, Richard Perron, président du SPGQ.

Ce mandat de grève a déjà été adopté, mais il n'a pas encore été exercé, a précisé M. Perron. Toutefois, le conseil syndical vient de recommander d'accentuer la pression pour faire avancer la négociation; il appartiendra donc au comité de négociation de décider s'il sera exercé, quand et pour quelle durée.

«C'est une stratégie qui nous permet une certaine agilité pour faire des frappes chirurgicales dans des endroits donnés, à certains moments venus. Ce n'est pas vrai qu'une grève fait le même tort à un ministère à toutes les périodes de l'année. C'est un moyen agile qui nous permet de frapper là où ça va faire mal au gouvernement le moment venu», a commenté M. Perron.

Déjà, depuis le 5 janvier dernier, les membres du SPGQ font une grève de soir et de fin de semaine.

La convention collective des professionnels à l'emploi du gouvernement du Québec est échue depuis le 31 mars 2015, comme celle des autres employés des secteurs public et parapublic. La plupart des syndicats ont cependant réglé.

Le Syndicat des professionnels représente 5000 analystes en informatique, de même que des chimistes, biologistes, arpenteurs-géomètres et comptables, notamment, qui oeuvrent dans les ministères et des organismes comme la Commission de la santé et de la sécurité du travail ou la Société de l'assurance-automobile du Québec.

Les professionnels du gouvernement du Québec se plaignent notamment d'un important retard salarial comparativement à leurs pairs des secteurs privé, municipal, fédéral et provenant d'autres provinces.

M. Perron rapporte que ses 5000 analystes en procédé informatique touchent au maximum de leur échelle salariale 75 000 $, alors que leurs homologues qui travaillent pour le gouvernement de l'Ontario gagnent jusqu'à 116 000 $ par année.

M. Perron espère pouvoir reprendre les négociations bientôt avec le Conseil du trésor.

Le gouvernement du Québec s'est déjà entendu avec le front commun intersyndical, qui représente 420 000 employés de l'État. Ceux-ci ont maintenant tous entériné leur entente de principe. Le SPGQ a reçu les mêmes offres salariales, qu'il a rejetées.

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