Exploitation sexuelle: Québec solidaire veut le retour d'un programme

La députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, est... (Photo archives La Presse)

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La députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, est montée aux barricades dimanche pour dénoncer le gouvernement qui, dit-elle, se targue depuis une semaine de faire les choses correctement dans ce dossier.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Québec solidaire réclame du gouvernement Couillard la restauration du Programme de prévention et d'intervention en matière d'exploitation sexuelle des adolescents.

La députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, est montée aux barricades dimanche pour dénoncer le gouvernement qui, dit-elle, se targue depuis une semaine de faire les choses correctement dans ce dossier.

Alors que la disparition de plusieurs adolescentes de centres jeunesse ramène sur la place publique le phénomène de l'exploitation sexuelle des jeunes filles par des gangs notamment, la députée montréalaise relève qu'il y a, selon elle, de moins en moins de programmes et d'argent pour lutter contre ce fléau.

Mme Massé a indiqué que le programme en question finançait plusieurs organismes afin qu'ils élaborent des projets pour prévenir l'exploitation sexuelle. Or, déplore-t-elle, ces organismes se sont fait annoncer récemment la fin de leur financement.

Ainsi, l'organisme L'Anonyme, a vu le financement de son projet Orbite coupé l'été dernier. Annuellement, dit-il, plus de 2500 jeunes de Montréal ont reçu des ateliers en prévention de l'exploitation sexuelle.

Pour sa part, l'organisme Stella s'est fait dire que son financement ne serait pas renouvelé au 31 mars prochain.

Sandra Wesley, sa directrice générale, a tenu à préciser que Stella avait développé un projet d'intervention auprès des jeunes femmes qui gravitent dans l'industrie du sexe, où sont présents les gangs de rue.

Pour elle, le financement, provenant du ministère de la Sécurité publique, permettait d'accompagner et d'aider ces jeunes femmes quand elles veulent dénoncer et porter plainte. Mme Wesley note que Stella reçoit selon l'année, entre deux mille et trois mille contacts de femmes en détresse et à risques de violence, ayant besoin d'être épaulées.

Elle avertit que l'organisme devra trouver des fonds ailleurs s'il veut rétablir son programme faisant travailler deux personnes à plein temps sans compter les services d'une sexologue et de personnes accompagnatrices.

La députée Manon Massé n'est pas été tendre envers le gouvernement. «Les choix budgétaires du gouvernement Couillard ont contribué à la crise actuelle (...)  L'austérité libérale ne doit pas mettre en danger nos adolescentes», a-t-elle soutenu.

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