Le PQ risque de devenir le «Parti Québecor», selon Fournier

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Jean-Marc Fournier

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(Québec) Le Parti québécois risque de devenir le «Parti Québecor» si Pierre Karl Péladeau en prend la tête au terme du vote de cette semaine, a déclaré mercredi le leader parlementaire du Parti libéral, Jean-Marc Fournier. Une sortie qu'ont tourné en dérision le député de Saint-Jérôme et ses partisans.

M. Fournier affirme que les candidats à la direction du PQ ont esquivé le débat sur la question des avoirs de M. Péladeau, à la fois actionnaire de contrôle de Québecor et aspirant premier ministre.

«Il y a un problème qui n'est pas réglé, qui persiste, a dit M. Fournier en matinée. On a beau vouloir de leur côté le balayer, mais le problème de la nature et de l'ampleur des avoirs de M. Péladeau reste entier.»

«Ce n'est pas mon avis qui compte, a-t-il ajouté. Les péquistes eux-mêmes, plusieurs d'entre eux, s'inquiètent qu'à la conclusion du vote le Parti québécois devienne le Parti Québecor.»

M. Fournier rappelle que Jean-François Lisée a un temps été le seul à défier M. Péladeau sur ses actifs, qualifiant sa situation de « bombe à retardement ». Pierre Céré a également soulevé la question, mais les deux hommes ont abandonné la course.

En dressant le bilan de leurs campagnes, mardi, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier ont convenu que le contrôle exercé par M. Péladeau sur le plus important empire de presse au Québec est un enjeu important. Ils se sont toutefois gardés d'attaquer le favori de la course sur cette question.

Mme Ouellet a toutefois jugé « surprenant » que M. Péladeau soit parfois consulté par la haute direction de Québecor, comme l'a révélé le président du conseil d'administration Brian Mulroney la semaine dernière.

M. Péladeau a indiqué qu'il a exercé son droit de vote en tant qu'actionnaire de contrôle de la société. Il a par ailleurs tourné en dérision la sortie de Jean-Marc Fournier.

«On sent du côté des libéraux quelques obsessions: l'austérité et, maintenant, c'est Péladeau, a-t-il dit. Je sens chez eux une grande inquiétude.»

Pascal Bérubé, partisan de la première heure du candidat à la direction, a rappelé qu'il respecte toutes les règles prévues au code d'éthique de l'Assemblée nationale.

«Est-ce qu'on a recensé un seul cas où un artisan professionnel de l'information a été influencé d'une quelconque façon dans son travail par M. Péladeau ? a-t-il demandé. La réponse est non et, si c'était le cas, ce serait connu.»

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a martelé que M. Péladeau ne pourra être à la fois propriétaire de Québecor et aspirant premier ministre. Cela dit, il accuse le gouvernement Couillard de tenter de faire diversion de ses propres politiques. 

«Ça sert très bien Jean-Marc Fournier puis les libéraux de parler de ça au moment où le gouvernement n'arrête pas d'augmenter les taxes et les tarifs de la classe moyenne, a-t-il dénoncé. Ça fait son affaire, ça détourne l'attention.»

Le cas de M. Péladeau sera scruté par la commission des institutions à la fin mai, quelques jours après l'élection du chef du PQ.

Vote électronique retardé

Les militants du Parti québécois ont commencé à voter pour leur prochain chef mercredi matin. Ils ont jusqu'à vendredi pour faire leur choix.

Le vote en ligne a été perturbé pendant une dizaine de minutes, entre 8h15 et 8h25 en raison de l'affluence sur le site de l'élection. Le vote téléphonique a pu se poursuivre sans problème.

«On a eu un bogue qui a duré 10 minutes, a indiqué le porte-parole du parti, Dominic Vallières. On a été victime de notre succès comme on a été victime de notre succès tout au long de la course.»

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