Environnement: Drainville veut aller « plus loin » que Marois

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Bernard Drainville

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(Québec) S'il devient premier ministre, Bernard Drainville promet « d'aller plus loin » que le gouvernement Marois en matière de protection de l'environnement.

Le député de Marie-Victorin a dévoilé jeudi un plan qui vise à faire du Québec la première économie verte des Amériques.

Bien qu'il ne veuille pas se « désolidariser » des décisions prises par le gouvernement Marois, M. Drainville souhaite opérer une « rupture » avec l'ancienne chef péquiste en matière de protection de l'environnement. 

« On veut très certainement aller plus loin, ça c'est sûr, a dit M. Drainville. Chaque chef arrive avec une vision et moi, je ne me désolidarise pas du gouvernement auquel j'ai participé. Je respecte le bilan que nous avons réalisé et je pense qu'il y avait beaucoup de positif dans ce que nous avons fait. »

M. Drainville n'a pas voulu dire s'il aurait approuvé l'aide financière de l'État à la cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, s'il avait été premier ministre. C'est le gouvernement péquiste qui a octroyé un prêt garanti de 250 millions pour réaliser ce projet, qui deviendra le plus gros émetteur industriel de gaz à effet de serre (GES) dans la province.

« On n'est pas tellement dans un mode où on renie tout, a-t-il dit. Il faut prendre acte de là où l'on est et fixer des cibles très ambitieuses et, surtout, se donner des moyens pour arriver à nos objectifs. »

Sous Pauline Marois, le gouvernement du PQ a fermé la centrale nucléaire de Gentilly, renoncé aux mini-centrales hydroélectriques et cessé de soutenir l'industrie de l'amiante. Mais Québec s'est aussi attiré des critiques des écologistes en autorisant l'inversion du pipeline 9 d'Enbridge vers Montréal, en permettant la construction d'un port d'exportation du pétrole à Tracy, et en impliquant l'État dans l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti.

15 mesures

Les 15 mesures que Bernard Drainville propose de mettre en oeuvre permettraient au Québec de réduire de 80% ses émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à leur niveau de 1990.

S'il devient premier ministre, il s'engage à adopter des incitatifs pour encourager les Québécois à acheter des véhicules électriques. Il haussera également les investissements en transport collectif, en plus de revoir la fiscalité pour encourager les comportements verts.

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