Lobbying: un groupe dénonce les voyages payés aux parlementaires

Les députés soutiennent que ces déplacements, qu'ils ne... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Les députés soutiennent que ces déplacements, qu'ils ne pourraient autrement se payer, leur permettent de se renseigner sur différents enjeux importants pour leurs commettants.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

L'organisme Démocratie en surveillance a déposé une plainte formelle auprès de la commissaire fédérale au lobbying concernant les voyages offerts par diverses organisations à des députés et quelques sénateurs depuis quelques années.

Selon l'organisme établi à Ottawa, ces cadeaux contreviennent à la règle d'éthique qui interdit aux lobbyistes tout geste qui pourrait placer un député, un sénateur ou tout titulaire d'une charge publique en situation de conflit d'intérêts - même apparente.

Plusieurs parlementaires sont invités chaque année par des organisations, des entreprises ou des gouvernements étrangers à «voyager gracieusement» dans d'autres pays. Les députés soutiennent que ces déplacements, qu'ils ne pourraient autrement se payer, leur permettent de se renseigner sur différents enjeux importants pour leurs commettants.

La plainte de Démocratie en surveillance répertorie 16 entreprises et organisations de différents secteurs qui sont inscrites au registre fédéral des lobbyistes et qui ont défrayé depuis 2009 des députés pour des visites à l'étranger. Dans un de ces cas, des sénateurs étaient aussi du voyage.

La liste des commanditaires comprend notamment le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, le Comité national arménien du Canada, WestJet, Cenovus, Goldcorp, le Syndicat canadien de la fonction publique, Ingénieurs sans frontières, Vision mondiale et Résultats Canada, qui lutte contre la pauvreté.

Dans certains cas, le parlementaire était accompagné du conjoint ou d'un membre de son personnel politique pour ces voyages dont le coût total atteignait des milliers de dollars, soutient Démocratie en surveillance.

L'organisme demande toutefois que sa plainte ne soit pas traitée par la commissaire au lobbying, Karen Shepherd, qui aurait manifesté son désir de demeurer en poste une fois terminé son premier mandat de sept ans, en juillet. Or, comme c'est le Parlement qui doit renouveler son mandat, Démocratie en surveillance estime que Mme Shepherd se trouverait elle-même en situation de conflit d'intérêts si elle devait se pencher maintenant sur une plainte portée contre des parlementaires.

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