Justin Trudeau face à l'opposition pour la première fois

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Lina Dib
La Presse Canadienne
OTTAWA

La première confrontation aux Communes entre Justin Trudeau et ses vis-à-vis de l'opposition n'a pas produit beaucoup d'étincelles. La deuxième non plus.

Lundi matin, dans un discours en réponse au discours du Trône de vendredi, le nouveau premier ministre reprenait, une fois de plus, ses engagements de la campagne électorale. Il a précisé deux de ces engagements. La loi mettant en vigueur la baisse d'impôt promise à la classe moyenne sera déposée mercredi. Et c'est cette semaine que les premiers réfugiés syriens en provenance de Jordanie et de Turquie atterriront au Canada.

Face à lui, aux Communes, la chef intérimaire des conservateurs, Rona Ambrose, lui a reproché son silence sur le groupe État islamique (EI). Les conservateurs veulent que les avions militaires canadiens continuent de bombarder les positions de l'EI en Syrie et en Irak.

Soulignant que le président américain Barack Obama a omis de parler du Canada dans son discours de dimanche soir, Mme Ambrose a détourné le slogan libéral. «Le Canada n'est pas de retour, s'est-elle moquée. Le Canada a plutôt tourné le dos.»

Mme Ambrose a repris le même thème en après-midi, lors de la première période des questions où le gouvernement d'hier a tenté de mettre sur la sellette celui d'aujourd'hui. La leader conservatrice est ainsi revenue sur la lutte contre l'EI.

«Pourquoi le premier ministre abandonne le combat alors que nos alliés l'intensifient?», a-t-elle demandé.

«J'ai discuté avec nos alliés et ils m'ont assuré que nous continuons d'être utiles», a répondu le premier ministre, en rappelant que le retrait des CF-18 était une promesse électorale.

De son côté, le chef néo-démocrate a entamé la confrontation en assurant M. Trudeau de sa collaboration, du moment que le gouvernement libéral livre «du vrai changement».

Puis, Thomas Mulcair s'est lancé dans une vive critique de la baisse d'impôt que présente le gouvernement libéral cette semaine.

La nouvelle donne aux Communes ne laisse pas grand place pour la dizaine d'élus bloquistes. Ceux-ci n'étant pas reconnus comme un parti officiel à la Chambre, il leur aurait fallu le consentement unanime des députés pour pouvoir livrer une réponse au discours du Trône, ce qui leur a été refusé.

«Le parti qui se dit démocratique et progressiste, le parti de M. Mulcair, (...) en ce qui concerne la démocratie, on peut dire, pour reprendre son expression de ce matin, que »les bottines ne suivent pas les babines«», s'est plaint Rhéal Fortin, chef intérimaire du Bloc québécois, à sa sortie des Communes.

«Ce ne sont pas nos règles à nous autres. Ce sont des règles qui prévoient depuis très longtemps qu'il faut avoir 12 (députés) pour être un parti reconnu», s'est défendu M. Mulcair pour expliquer le refus des députés néo-démocrates de laisser parler les bloquistes.

Cette première joute n'a pas comblé l'appétit de plusieurs, certains des joueurs s'étant présentés aux Communes plein d'énergie et en étant sortis sans la dépenser.

Ainsi, Mélanie Joly qui espérait en entrant aux Communes recevoir des questions «difficiles, même, pour pouvoir bien répondre», n'a pas été interpellée par l'opposition. Sa contribution à cette première période des questions se sera limitée à saluer sa collègue à la Condition féminine, par un «high five», lorsque celle-ci a répondu à sa première question.

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