Denis Lebel promet de «poser des questions» à Postes Canada

Denis Lebel, lieutenant québécois de Stephen Harper.... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Denis Lebel, lieutenant québécois de Stephen Harper.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Devant les élus municipaux du Québec réunis à Montréal, samedi, les représentants du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Parti libéral du Canada (PLC) ont tous deux pourfendu Postes Canada pour avoir mis fin à la livraison du courrier à domicile. Le chef du NPD Thomas Mulcair a même promis d'en faire un «enjeu électoral».

Lors de leur discours à forte saveur électorale aux assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, le chef néo-démocrate et le député libéral Stéphane Dion ont déploré l'attitude de la société de la Couronne auprès des collectivités touchées par les changements, attaquant du même coup le gouvernement conservateur qui n'a pas contesté cette réforme.

Selon M. Dion, des consultations et des études avaient été lancées pour considérer les différentes options, mais les conservateurs les auraient interrompues. Auparavant, son adversaire néo-démocrate avait soutenu que de «défigurer» les municipalités avec ces boîtes communautaires sans leur approbation était «insensé».

S'ils étaient respectivement portés au pouvoir, néo-démocrates et libéraux rétabliraient la livraison courrier à domicile au pays, tout en étudiant les réformes «nécessaires» qui pourraient être adoptées. Le Canada est le seul pays du G7 à avoir imposé une telle décision, a tonné M. Mulcair.

Plus tôt, en matinée, le ministre conservateur Denis Lebel s'est engagé à poser des questions à Postes Canada concernant le processus de consultations mené auprès des villes sur l'installation des boîtes postales communautaires.

Le responsable de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales a toutefois souligné que la société était libre de ses choix et que ni lui ni le gouvernement ne pouvaient pas décider «à sa place».

«Il faut rappeler qu'il y a 66 pour cent des gens qui reçoivent déjà le courrier par des boîtes postales communautaires. On sait aussi qu'il y a environ 4 milliards de lettres de moins qui circulent. Il y a des décisions qui devaient être prises, mais comment ça s'est fait? Pour ça, je vais poser des questions. Mais je ne gérerai pas le dossier à la place de Postes Canada», a-t-il soutenu devant les journalistes.

Lors de son discours aux assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, le lieutenant québécois du premier ministre Stephen Harper a indiqué qu'il avait «entendu» les inquiétudes des maires sur la mise en place de boîtes postales communautaires dans les villes. M. Lebel a toutefois rappelé que la situation financière du service postal était inquiétante et que la direction devait prendre des mesures concrètes pour remédier au problème.

Lors d'une rencontre avec les journalistes, M. Lebel a répété qu'il interrogerait la société d'État, martelant toutefois ce que n'était pas lui, ni le gouvernement qui avait le pouvoir d'agir sur ce dossier. Il a indiqué qu'il y avait matière à discussion entre les municipalités et Postes Canada sur l'installation et l'emplacement des boîtes communautaires.

La présidente de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) Suzanne Roy juge que cela est encore insuffisant. «Il faut que des questions soient posées, mais il faut surtout un moratoire pour qu'on prenne le temps de s'asseoir et de faire correctement les choses. Actuellement, l'attitude de Postes Canada n'est pas celle d'une société qui fait bien les choses», a-t-elle déploré.

Lors de son discours où il a tenté lui aussi de courtiser les délégués de l'UMQ, Denis Lebel a défendu le bilan de son gouvernement sur les enjeux municipaux - qui a été critiqué vertement par ses adversaires néo-démocrates et libéraux en après-midi.

«Il n'y a jamais eu un gouvernement dans l'histoire, jamais, qui a mis autant dans l'infrastructure que le nôtre. Et quand on va s'en aller vers la prochaine campagne électorale, vous penserez à tout ce qui a été fait (...) C'est facile de promettre des programmes d'infrastructure quand on va chercher plus d'argent dans les poches de vos citoyens. Nous on a (réussi) sans le faire, et c'est important», a-t-il lancé, décochant une flèche au Nouveau démocratique (NPD).

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