Justin Trudeau: on n'ouvre pas la Constitution sans consulter les provinces

Justin Trudeau, chef du Parti Libéral du Canada.... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Justin Trudeau, chef du Parti Libéral du Canada.

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Ouvrir la Constitution, ça ne se fait pas sans consulter les provinces, a déclaré samedi le chef libéral Justin Trudeau, dans une remarque qui n'aurait pas manqué de faire sourciller son père, qui a négocié le rapatriement de la Constitution canadienne sans le Québec.

Le député de Papineau réagissait ainsi à la décision du Nouveau Parti démocratique de lancer une campagne visant l'abolition de la Chambre haute, un geste avec lequel il n'est absolument pas d'accord.

«Je trouve que de vouloir abolir le Sénat sans consulter le gouvernement du Québec, sans écouter ce que les différents gouvernements provinciaux ont à dire là-dessus, c'est une erreur», a-t-il affirmé. «C'est l'erreur de Stephen Harper de ne pas consulter les provinces dans sa réforme du Sénat, c'est l'erreur de Thomas Mulcair de ne pas parler aux provinces de son plan d'abolition.»

Justin Trudeau s'est dit convaincu que la solution réside dans l'amélioration du Sénat, dont la présence profite largement au Québec à son avis. «De voir la réaction des francophones hors Québec et surtout des Québécois qui comprennent à un certain niveau que c'est le poids du Sénat qui assure...», a-t-il avancé, sans terminer sa phrase. «On a 24 sénateurs au Québec et il y en a juste six d'Alberta et six de Colombie-Britannique, ça nous avantage. De vouloir l'abolir, c'est de la démagogie. Il va falloir l'améliorer.»

Au lendemain de l'obtention, par la Gendarmerie royale du Canada, des documents du Sénat en lien avec le scandale des allocations de logement réclamées indûment par les sénateurs Mike Duffy, Patrick Brazeau et Mac Harb, le chef libéral a salué l'implication policière dans le dossier.

«On a besoin de restaurer la confiance dans notre système parlementaire», a-t-il dit. «Il y a eu énormément de cynisme. Si on veut un gouvernement qui peut bien fonctionner, une société qui se gouverne bien, les gens doivent savoir que les règles sont les mêmes pour tous.»

De son siège de député de la deuxième opposition, Justin Trudeau promet d'alimenter les débats sur la crise du Sénat dès lundi, car il est inacceptable selon lui que Nigel Wright, chef de cabinet démissionnaire de Stephen Harper, ait donné 90 000 $ à un parlementaire «pour faire obstruction à une enquête». À son avis, le gouvernement conservateur est «le plus cachotier, le plus contrôlant qu'on a jamais eu au Canada», mais il reste que le Sénat ne doit pas s'en trouver sacrifié, car il pourrait devenir «un outil important».

«Le Sénat fait des recherches approfondies sur différents enjeux, il y a des gens extraordinaires. On pense à Roméo Dallaire [lieutenant-général et militaire de carrière], qui promeut la paix un peu partout dans le monde en tant que sénateur. Il y a des gens extraordinaires, mais il y a aussi des abus. Un Sénat qui fonctionnerait bien pourrait apporter beaucoup», a-t-il déclaré.

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