Élection partielle au Labrador: le PLC l'emporte haut la main

La candidate libérale Yvonne Jones et Justin Trudeau... (Photo Jenny McCarthy, PC)

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La candidate libérale Yvonne Jones et Justin Trudeau à Happy Valley-Goose Bay, le 24 avril.

Photo Jenny McCarthy, PC

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(Ottawa) La promesse d'un retour au cabinet du candidat conservateur Peter Penashue n'a pas convaincu les électeurs de la circonscription de Labrador de lui accorder un nouveau mandat.

L'ancien ministre des Affaires intergouvernementales, qui a démissionné de la Chambre des communes en mars après avoir admis qu'il avait reçu des dons illégaux d'entreprises aux élections générales de mai 2011, a mordu la poussière de manière spectaculaire, lundi soir, aux mains de la candidate libérale Yvonne Jones.

Au terme d'une soirée électorale qui a laissé peu de place au suspense, Mme Jones a remporté la victoire avec quelque 51% des suffrages, loin devant M. Penashue, qui a obtenu à peine 29% des voix exprimées.

Le candidat du Nouveau Parti démocratique, Harry Borlase, a pour sa part dû se contenter d'environ 20%, même si le chef néo-démocrate Thomas Mulcair s'est rendu à deux reprises dans la circonscription, un bastion libéral depuis plusieurs décennies. Le taux de participation a frisé les 55%, ce qui est relativement élevé durant une élection partielle.

Le PCC perd son seul siège

La victoire de Mme Jones, que tous les sondages publiés au cours des dernières semaines annonçaient, privera les conservateurs de Stephen Harper du seul siège qu'ils détenaient dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Au dernier scrutin, M. Penashue avait remporté la victoire avec seulement 79 voix d'avance sur son adversaire libéral Todd Russell et il avait fait son entrée au Conseil des ministres dès son élection.

«Je suis extrêmement fier d'Yvonne Jones et je la félicite sans réserve pour cette victoire. [...] Aujourd'hui, nous avons démontré que notre message d'espoir et de travail acharné trouve écho auprès des Canadiens qui en ont assez de la politique des conservateurs, fondée sur le cynisme, la division et la peur. Ce n'est qu'un début», a affirmé lundi soir le chef libéral Justin Trudeau.

Durant toute la campagne, M. Penashue avait fait miroiter un retour au cabinet dans l'espoir de persuader les électeurs de le réélire. Des ministres influents comme le ministre de la Défense, Peter MacKay, sont aussi allés faire campagne à ses côtés afin de lui donner un coup de pouce, affirmant que M. Penashue aurait à nouveau un chauffeur et une limousine s'il remportait la victoire.

De leur côté, le Parti libéral et le NPD ont rétorqué que cette élection partielle était une occasion en or pour les électeurs d'envoyer un message sans équivoque au gouvernement conservateur de Stephen Harper, au pouvoir depuis février 2006.

C'est la première fois que les conservateurs perdent un siège au profit d'un adversaire depuis que Stephen Harper est aux commandes du parti, signe indéniable, selon certains, que l'usure du pouvoir commence à s'installer à Ottawa.

Terre-Neuve-et-Labrador sera la seule province au pays à ne pas compter de ministre à la table du cabinet. Il est peu probable que Stephen Harper décide de confier des fonctions ministérielles à un sénateur conservateur de la province. Le premier ministre a écarté cette option aux élections de 2008 et 2011 après avoir nommé Michael Fortier au Sénat en 2006 afin qu'il représente la région de Montréal au cabinet. Ce dernier a démissionné de la Chambre haute en 2008, mais n'a pas réussi à se faire élire aux élections générales.

Premier test de l'ère Trudeau

Cette victoire de Mme Jones survient un mois après que Justin Trudeau a accédé à la tête du Parti libéral. M. Trudeau, qui fait l'objet d'une campagne publicitaire négative des conservateurs depuis trois semaines, s'est rendu à au moins deux reprises dans Labrador afin de faire campagne aux côtés de Mme Jones.

À la suite de cette victoire, le Parti libéral détient maintenant 36 sièges et demeure le troisième parti en importance aux Communes. Le Parti conservateur compte 164 sièges contre 100 au NPD et cinq sièges au Bloc québécois. Le Parti vert a un siège, et il y a deux députés indépendants.




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