Montréal annule le licenciement de 46 agents de sécurité

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Au printemps, Montréal a décidé de confier au privé la sécurité de la Cour municipale et ses points de service au privé.

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Les négociations pour sauver l'emploi de 46 agents de sécurité auxiliaires mis à pied par la Ville de Montréal ont porté fruit. La métropole a accepté de relocaliser les employés qui le souhaitent dans d'autres services, a appris La Presse.

Au printemps, Montréal a décidé de confier au privé la sécurité de la Cour municipale et ses points de service au privé. Ce faisant, la Ville comptait licencier 46 agents auxiliaires, dont certains étaient à son emploi depuis 15 ans. En théorie, leur lien d'emploi était maintenu pour deux ans, mais la métropole admettait qu'il «n'existe pratiquement aucune possibilité de rappel au travail». 

Des négociations de la dernière chance ont toutefois été entreprises avec le Syndicat des cols bleus après sa mise sous tutelle. Le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Marc Ranger, était venu lui-même à l'hôtel de ville pour discuter du sort des agents.

Au terme de ces discussions, la Ville de Montréal dit maintenant vouloir «les maintenir à son emploi dans la mesure du possible», indique un document obtenu par La Presse.

Les auxiliaires qui le souhaitent pourront ainsi aller occuper un autre poste de journalier dans l'un des 19 arrondissements et dans deux services centraux. Pour permettre à ces employés de se recycler, la Ville s'engage à leur faire suivre un cours de «Travaux publics et de construction». La formation coûtant 300$ par participant, Montréal évalue qu'il lui en coûtera 14 000$ si les 46 employés s'en prévalent.

S'ils refusent leur nouvelle assignation, ils seront mis à pied et leur lien d'emploi sera perdu s'ils ne sont pas rappelés d'ici deux ans.

Invité à commenter, le SCFP s'est dit satisfait de l'entente.  «Il s'agit d'une entente satisfaisante pour les travailleurs. Elle permet à ces salariés cols bleus de garder leur lien d'emploi et leur ancienneté. En plus, ils ne subiront aucune perte de salaire », a indiqué Denis Régimbald, tuteur du Syndicat des cols bleus. Celui-ci ajoute que l'entente prévoit également que le chauffeur du maire continuera à être occupé par un col bleu.

L'entente a été entérinée la semaine dernière par le comité exécutif de Montréal lors d'une rencontre à huis clos.




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