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Verdun renonce au projet d'héliport sur son territoire

Jean-François Parenteau, maire de Verdun... (Photo Alain Décarie, archives La Presse)

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Jean-François Parenteau, maire de Verdun

Photo Alain Décarie, archives La Presse

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L'arrondissement de Verdun renonce à l'implantation d'un héliport sur son territoire à la suite des tests de son menés durant le Grand Prix et de la réception glaciale des habitants du secteur, a appris La Presse.

« On n'ira pas l'avant avec le projet d'héliport sur Verdun », confirme le maire Jean-François Parenteau.

Verdun avait profité de la tenue du Grand Prix, plus tôt en juin, pour mener un projet pilote en vue de l'implantation sur une base permanente d'un héliport public. Pendant trois jours, des appareils ont atterri et décollé pour permettre de mesurer l'intensité sonore de ces vols.

Les tests ont permis d'enregistrer des pointes de bruit à 90 dB sur l'héliport, soit l'équivalent du bruit du klaxon d'un camion. « C'est plus fort que le bruit d'une autoroute », constate Jean-François Parenteau.

L'arrondissement compte rendre publics lundi les résultats complets des tests effectués. Les tests sonores ont coûté 3500 $ à Verdun, mais l'arrondissement a facturé 1000 $ à l'entreprise Héliport Montréal Centre-Ville pour l'utilisation du site, si bien que la facture de ce projet se chiffre à 2500 $.

CRAINTES CONFIRMÉES

Le maire de Verdun indique qu'il voulait mener les tests de son parce qu'il n'était pas fermé à l'idée d'un héliport. Les résultats ont toutefois permis de confirmer les craintes de citoyens. Jean-François Parenteau évoque d'ailleurs le manque d'acceptabilité sociale parmi les raisons pour expliquer pourquoi il renonce à voir un héliport s'installer sur son territoire. L'élu estime également que le site choisi, soit tout juste à l'arrière d'une école secondaire, n'était pas judicieux.

La métropole dispose de trois héliports privés, mais aucun n'est public et donc ouvert en permanence à tous les exploitants. Toujours convaincu de la pertinence d'implanter un tel héliport public à Montréal, le maire Parenteau croit que le projet serait plus viable dans l'arrondissement du Sud-Ouest.

PAS D'INTÉRÊT DU CÔTÉ DU SUD-OUEST

Vérifications faites, le quartier voisin n'est toujours pas tenté d'accueillir une telle infrastructure.

Le maire Benoit Dorais a indiqué avoir été approché à plusieurs reprises pour un tel projet et avoir toujours refusé. « On ne voit pas d'avantage réel pour les citoyens du Sud-Ouest », dit-il.

L'élu reconnaît qu'un héliport pourrait être utile pour permettre du transport médical, mais il dit « trouver bizarre que le gouvernement ait fait construire deux super-hôpitaux sans en prévoir un seul. On aurait pu prévoir un héliport sur un de ces sites plutôt qu'envoyer ça en bordure du fleuve », dit Benoit Dorais.

Le maire Denis Coderre avait indiqué en janvier 2015 qu'il souhaitait voir un projet d'héliport public voir le jour à Montréal.

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