Montréal prête à accueillir des réfugiés syriens

Le maire de Montréal, Denis Coderre.... (Photo Paul Chiasson, La Presse Canadienne)

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Le maire de Montréal, Denis Coderre.

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Tout comme plusieurs autres maires canadiens, le maire Denis Coderre appelle Ottawa à ouvrir un programme spécial pour offrir l'asile à des milliers de réfugiés syriens, disant que Montréal est prête à en accueillir une importante partie.

«Faites-les venir et on de posera les questions entre-temps», a lancé Denis Coderre, encore ébranlé par la photo du jeune syrien mort sur une plage de Turquie. Le maire estime que le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies a déjà sélectionné de nombreux réfugiés que le pays pourrait accueillir rapidement.

«Montréal, comme le Canada, est une terre d'accueil. On doit faire un programme ponctuel spécifique pour la question syrienne», a indiqué Denis Coderre. Il juge insuffisants les 11 300 réfugiés que le Canada s'est dit prêt à accueillir alors qu'il y a présentement plus de 4 millions de réfugiés syriens. Pour lui, la cible de 25 000 réfugiés semble un bon premier pas.

«Il ne faut pas juste que le gouvernement dise "on est désolés, mais on en fait déjà". On n'en fait pas assez. On joue un rôle contre le groupe État islamique, mais en même temps, il y a des dommages collatéraux humains extraordinaires et tragiques. On a cette responsabilité comme membre des Nations unies, du Haut commissariat aux réfugiés. On a un travail à faire», a poursuivi M. Coderre.

Le maire de Montréal assure ne pas vouloir blâmer le gouvernement conservateur, assurant que la question syrienne ne doit pas faire l'objet de débats partisans.

Denis Coderre dit avoir pris contact avec certains maires, comme celui d'Ottawa, Jim Watson, pour élaborer une stratégie pour les villes afin d'accueillir ces milliers de réfugiés.

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