Les promoteurs immobiliers pourraient contribuer aux nouvelles stations de métro

L'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui jongle avec... (Photo Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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L'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui jongle avec cette solution de financement pour ses grands projets depuis déjà quelques années, entreprend d'en analyser la faisabilité.

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Les promoteurs immobiliers qui souhaitent profiter de l'éventuel prolongement du métro de Montréal pour faire du développement résidentiel ou commercial aux abords des nouvelles stations pourraient se voir imposer une contribution afin de financer ces infrastructures de transport collectif.

L'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui jongle avec cette solution de financement pour ses grands projets depuis déjà quelques années, entreprend d'en analyser la faisabilité. La semaine dernière, l'AMT a lancé un appel d'offres public afin d'évaluer ce « financement innovant » et d'en quantifier les bénéfices potentiels.

L'idée est basée sur le fait que les projets immobiliers bénéficient d'une augmentation de la valeur des propriétés liée à la proximité des stations de métro. Il s'agit donc, pour les autorités publiques, de récupérer une partie de cette plus-value. C'est ce qu'on appelle la « captation foncière ».

« On est en train d'analyser les différentes méthodes pour capter une partie de la valeur foncière des projets. Paris, New York et d'autres municipalités l'ont fait. Le gouvernement du Québec accueille ça avec beaucoup d'ouverture », a affirmé lundi le PDG de l'AMT, Nicolas Girard, en marge d'une conférence de presse.

L'étude, qui commencera une fois que le contrat sera attribué, le mois prochain, concerne les prolongements des lignes bleue, orange et jaune du métro. Les résultats devraient permettre d'« accompagner la réflexion stratégique » de l'AMT, qui connaîtra ainsi les « impacts des différents types de financement sur les structures et législations existantes ». En 2013, le gouvernement du Québec a annoncé son appui au prolongement de la ligne bleue vers l'est de Montréal.

L'année dernière, dans le cadre de la promotion d'un train léger sur rails (SLR) qui traverserait le futur pont Champlain, M. Girard se montrait optimiste quant à la possibilité de financer jusqu'à 20 % du projet de cette manière. Pour le prolongement du métro, M. Girard n'a pas voulu établir le pourcentage qui pourrait être imposé aux promoteurs immobiliers.

Cette question a été abordée alors que M. Girard venait d'inaugurer la gare Saint-Léonard-Montréal-Nord, sur la nouvelle ligne de train de banlieue qui relie Mascouche au centre-ville de Montréal. Or, les terrains accueillant les gares et ceux à proximité de celles-ci ont fait l'objet d'une certaine spéculation au cours des dernières années, ce qui a contribué à faire grimper les coûts du projet du train de l'Est.

Le maire de l'arrondissement de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, qui participait à l'événement, s'est réjoui de la nouvelle gare qui permettra de redévelopper ce secteur. Mais il a surtout insisté pour rappeler au gouvernement que c'est le prolongement de la ligne bleue qui sera un véritable moteur pour l'est de Montréal.

L'AMT vient d'accorder un contrat pour faire une analyse économique du prolongement de la ligne bleue ainsi que l'évaluation des modes de réalisation. Ce dernier point ouvre vraisemblablement la porte à un modèle de partenariat public-privé. Un bureau de projet a été mis en place en 2010.

« Les bons coups de Nicolas »

Marquée par les difficultés financières et l'enquête policière dont fait l'objet son ancien PDG Joël Gauthier, l'AMT a décidé de motiver son personnel. Un peu comme le font certaines grandes chaînes d'alimentation rapide en nommant « l'employé du mois », l'AMT souligne mensuellement l'« accomplissement » d'une équipe de travail ou d'un individu.

Le PDG Nicolas Girard en fait une mention une fois par mois dans son blogue, sous le titre « Les bons coups de Nicolas ». Ce dernier a lancé la formule en septembre dernier après en avoir fait l'annonce dans une note interne obtenue par La Presse. « C'est une façon pour moi de vous témoigner de mon appréciation pour tout le travail que vous accomplissez », a écrit M. Girard.

Interrogé lundi sur l'intérêt de la démarche, M. Girard a expliqué que malgré le titre de son blogue, il ne s'agissait pas de ses propres bons coups, mais bien de ceux de ses employés.

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