Marc-Boris St-Maurice candidat dans Jeanne-Mance

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Marc-Boris St-Maurice est actuellement directeur du Club Compassion, un organisme qui donne de la marijuana à des malades pour apaiser leurs souffrances.

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Candidat indépendant dans le district Jeanne-Mance de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal aux élections municipales du 1er novembre, l'ex-chef du Bloc Pot, Marc-Boris St-Maurice, fera la promotion d'un centre supervisé d'injection de drogues pour toxicomanes dans ce quartier.

M. St-Maurice est actuellement directeur du Centre Compassion, organisme qui donne de la marijuana à des malades pour apaiser leurs souffrances. Il a annoncé hier qu'il veut remplacer l'actuel conseiller municipal du district Jeanne-Mance, Michel Prescott, membre d'Union Montréal, parti du maire Gérald Tremblay.«Avec tout le respect que j'ai pour M. Prescott, il serait temps d'un renouveau, a-t-il dit lors de sa conférence de presse. L'administration Tremblay présente beaucoup de lacunes et bien des questions sans réponses. On pourrait aussi questionner l'intégrité de cette administration.»

M. St-Maurice pense qu'il a de bonnes chances de l'emporter le 1er novembre. «C'est tout à fait réalisable, dit-il. On parle de 3000 voix pour atteindre la majorité.» Il se promet de frapper à chacune des 30 000 portes du district d'ici sept mois afin de persuader les électeurs qu'il est le meilleur candidat pour le poste de conseiller municipal.

Ayant créé un site internet (www.marcboris.ca) pour promouvoir sa candidature et rechercher des bénévoles, M. St-Maurice ne ferme pas pour autant la porte aux autres partis. «Je suis disposé à rencontrer des gens, dit-il. Ils sont les bienvenus. Je ne ferme pas la porte à quoi que ce soit.»

Dans son programme électoral figure l'ouverture d'un centre supervisé d'injection de drogues réservé aux toxicomanes. N'a-t-il pas peur que sa suggestion soit mal accueillie, selon le réflexe du «pas dans ma cour» ? «Le problème est déjà dans la cour, répond-il. Un tel centre permet d'accueillir ces gens dans une chambre, avec un contexte médical. En créant un tel centre, ça permet d'avoir une porte d'entrée pour que ces gens-là puissent se sortir de ce problème et améliorer leur sort. Cela va contribuer à diminuer le problème.»

M. St-Maurice dit que cette expérience réalisée à Vancouver et en Europe améliore la qualité de vie des résidants. Une étude de l'Université de Montréal a révélé plus tôt cette année que le projet NAOMI, soit l'ouverture d'une clinique de prescription médicale d'héroïne à Montréal entre 2005 et 2008, n'a pas eu d'effets négatifs sur le voisinage et que les actes criminels et d'incivilité n'avaient pas non plus augmenté durant cette période.

Marc-Boris St-Maurice veut aussi faire la promotion des toits verts «afin de réduire les coûts énergétiques», et de l'entrepreneuriat social et équitable. Il propose aussi de mettre sur pied, comme à Toronto, une escouade policière spécialisée dans les vols de vélo, «un véritable fléau dans le quartier». D'ailleurs, il souhaite que la police consacre son temps aux «vrais problèmes de criminalité» plutôt que de s'en prendre aux personnes qui sont en possession de petites quantités de marijuana.

«La cause de possession simple de marijuana devrait être la dernière des priorités de la police, dit-il. Comme à Seattle, Washington ou San Francisco. La police devrait plutôt se consacrer à enquêter les crimes majeurs.»




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