Éric Grenier, le «Hugh Hefner québécois», plaide coupable

Éric Grenier (debout, au centre), entouré des belles... (Photo fournie par IDI Productions)

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Éric Grenier (debout, au centre), entouré des belles et de la brute, Derek Gauthier.

Photo fournie par IDI Productions

Éric Grenier, ce sympathisant des Hells Angels surnommé le Hugh Hefner québécois en raison de son implication antérieure dans un magazine, une émission et un bar érotiques, a plaidé coupable à une accusation de complot pour le trafic de plus de 5 kg de cocaïne, à la fin mars, devant un juge du district Sud de l'État de New York.

Grenier, 41 ans, avait été arrêté à la demande des autorités américaines en novembre 2012 au Pérou, où il s'était rendu pour un tournoi de poker. Après 10 mois de détention dans ce pays, il a été extradé vers les États-Unis, où il a d'abord plaidé coupable avant de revenir sur sa décision le 26 mars dernier.

Les actes reprochés se sont produits entre les 10 et 28 octobre 2011 dans le sud de l'État de New York. Grenier aurait utilisé les surnoms de Chanteur et Singer, selon des documents judiciaires américains. La quantité totale de cocaïne trafiquée aurait été de 20 kilos, selon le Journal de Montréal. Grenier, qui est passible d'une peine d'au moins 10 ans de prison, recevra sa sentence dans les prochaines semaines.

Acquitté

Parallèlement à ses démêlés avec la justice américaine, Grenier faisait face à des accusations d'intimidation envers des policiers montréalais pour des événements survenus en été 2011. Alors qu'il se trouvait sur un bateau, il aurait menacé des agents de la patrouille nautique qui intervenaient auprès de l'un de ses amis. Grenier aurait notamment fait mention de ses liens avec les motards. Il avait plaidé non coupable et la cause, reportée à plusieurs reprises en raison de sa détention hors du pays, était de nouveau au rôle hier. Confronté à l'impossibilité pour Grenier de comparaître à son propre procès, la Couronne a dû annoncer qu'elle n'avait plus de preuve à présenter et l'accusé a été acquitté.

Proche des Hells Angels

Grenier n'a jamais caché sa sympathie envers les Hells Angels. L'ancien bar de danseuses de sa conjointe, Le Garage, à Mirabel, était connu à l'époque pour être fréquenté par les Hells. Au point qu'au cours des dernières années, des membres de groupes sympathisants ont été vus dans l'établissement, ce qui a été soulevé lors d'une audience devant la Régie des alcools, des courses et des jeux. Grenier a déjà été propriétaire de la revue Québec érotique et la vedette du docuréalité érotique Le bum, les belles et la brute produit par Anne-Marie Losique en 2010.

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le 514 285-7000, poste 4918




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