Sécurité incendie: priorité aux femmes et aux gens issus des minorités

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À l'heure actuelle, le Service de sécurité incendie de Montréal dénombre 29 femmes et 2381 pompiers. Elles étaient 31 il y a deux ans.

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L'administration sortante du maire Denis Coderre s'engage à déployer tous les efforts pour recruter des femmes et des pompiers issus des minorités. Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) prévoit grossir ses rangs avec 135 nouveaux combattants au cours des trois prochaines années, à raison de 45 par vague d'embauche.

À compétences égales, les portes seront d'abord ouvertes aux femmes et aux minorités, assure-t-on. L'état-major pourrait être du lot avec ses nombreux départs dans la foulée de la démission de l'ancien directeur général François Massé, en septembre 2016.

«C'est vrai qu'il y a une espèce de mentalité des années 50 dans nos casernes. Il faut bien finir par se l'avouer, c'est vrai que l'univers est macho dans les casernes. Il faut en sortir, changer les mentalités», a affirmé la présidente de la Commission de sécurité publique et vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Anie Samson, à la suite d'un reportage paru lundi dans La Presse, qui faisait le point sur les effectifs et le traitement réservé aux femmes.

En attendant de renverser la vapeur, Mme Samson fait remarquer que son administration a franchi un pas vers l'équité en la nommant à la tête de la sécurité publique de l'agglomération. La présidente tient aussi à rappeler que le test physique d'entrée est le même pour tous les candidats, qu'ils soient hommes ou femmes.

Tolérance zéro

En matière de harcèlement, la politique de tolérance zéro implantée à la suite des témoignages dans La Presse de deux pompières, il y a deux ans, prévaut toujours. Les gens qui se sentent visés peuvent dénoncer «de façon totalement anonyme».

«Déjà, nous nous étions sentis interpellés par le suicide d'un pompier, il y a quelques années. Dans les deux dernières années, on a rencontré nos équipes, les femmes dans les casernes. Il y a eu des aménagements dans les vestiaires, dans les toilettes. Il y a eu un travail accompli pour éliminer la discrimination, c'est vrai, mais on sait qu'il reste du travail à faire.»

Malgré les bonnes intentions, le recrutement des femmes reste difficile au Québec. Afin d'y parvenir, l'équipe de Denis Coderre mise sur la campagne «Les filles ont le feu sacré» du département de techniques de sécurité incendie du Collège Montmorency, en collaboration avec l'Institut de protection contre les incendies du Québec.

Au ministère de la Sécurité publique, Louise Quintin, du service des communications, a affirmé que des fonctionnaires s'affairaient à obtenir un portrait des effectifs. «Le ministère souhaite également documenter objectivement la nature des obstacles à l'accès et au maintien des femmes en emploi dans les services de sécurité incendie.»

Femmes diplômées du programme collégial Techniques de sécurité incendie au Collège Montmorency :

  • 2010 : 5
  • 2011 : 3
  • 2012 : 2
  • 2013 : 1
  • 2014 : 2
  • 2015 : 1
  • 2016 : 1
  • 2017 : 1
  • Étudiantes inscrites cette année : 10

Source : Collège Montmorency




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