Projet Montréal demande à la STM de s'attaquer aux pannes de métro

Une demi-douzaine d'interruptions de service du métro sont survenues... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Une demi-douzaine d'interruptions de service du métro sont survenues le mois dernier à Montréal, souvent aux heures de pointe.

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Les pannes de métro et les retards des autobus se multiplient ces derniers temps, une situation «intolérable» qui devrait être au coeur des préoccupations de la direction de la Société de transport de Montréal (STM) et de l'équipe du maire Denis Coderre, mais qui «semble se retrouver en périphérie», dénonce le parti d'opposition officielle Projet Montréal.

«On ne voit pas le transport en commun dans les priorités du maire Coderre, alors que selon nous, le bon fonctionnement du transport en commun et le bon fonctionnement de la ville, c'est la même chose», explique en entrevue Craig Sauvé, porte-parole de l'opposition officielle en matière de transport.

Projet Montréal proposera, à la séance du conseil municipal d'aujourd'hui, une motion visant à réduire le nombre de pannes et de retards dans le métro.

Une demi-douzaine d'interruptions de service du métro sont survenues le mois dernier à Montréal, souvent aux heures de pointe, paralysant la majorité des déplacements entre le centre-ville et les autres quartiers de Montréal. Pas moins des deux tiers des gens se rendant au centre-ville de Montréal utilisent les transports en commun, alors que 28 % utilisent l'automobile.

M. Sauvé relève que la STM ne propose plus aux voyageurs victimes d'une panne de faire un trajet parallèle dans des autobus dépêchés d'urgence, comme c'était le cas par le passé.

«Il n'y a pas assez d'autobus sur le réseau pour y arriver. À l'heure où on se parle, il manque 200 autobus par rapport aux objectifs de la STM. Les Montréalais doivent tout simplement attendre que le service reprenne. Ce n'est pas sérieux comme solution.»

Augmenter le nombre d'aiguillages

Un des éléments clés est de demander à la STM d'augmenter le nombre d'aiguillages dans le métro, de manière à pouvoir rapidement déplacer les trains en cas d'interruption de service dans un point donné du réseau sans pour autant suspendre le service sur des lignes complètes, comme c'est souvent le cas.

«Sur la ligne orange, il n'y a pas d'aiguillage entre Rosemont et Berri-UQAM. C'est un tronçon très important, et s'il y a un problème à la station Rosemont, toute la ligne est fermée entre Jean-Talon et Berri-UQAM. S'il y avait des aiguillages, on pourrait assurer le service et permettre aux trains de faire l'aller-retour dans les stations fonctionnelles», dit Craig Sauvé.

En 2017, la STM compte investir 23 millions de dollars dans l'ajout de service, alors qu'elle en avait investi 5 millions cette année.

M. Sauvé remarque que les ratés du système sont plus importants encore et que bien des problèmes, comme l'absence d'autobus aux heures désignées, sont trop rarement discutés.

«Quand on parle un à un avec les chauffeurs de la STM, ils nous disent que l'horaire d'autobus distribué par la STM, c'est de la "science-fiction". Les Montréalais ne sont pas bien servis par un système aussi fragile.»




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