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Place Bell: Québec ne remplit pas sa promesse, dit Laval

La Ville de Laval réclame une augmentation de 15 millions de dollars de la... (Photo fournie par la Cité)

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Photo fournie par la Cité

La Ville de Laval réclame une augmentation de 15 millions de dollars de la participation financière du gouvernement du Québec afin de permettre la réalisation de l'amphithéâtre Bell, a appris La Presse.

Alors que le gouvernement de Pauline Marois multiplie les annonces d'investissement dans toutes les régions, Laval plaide l'équité entre citoyens. Selon l'administration du maire Marc Demers ainsi que l'organisme à but non lucratif responsable du projet, la Cité de la culture et du sport (Cité), les citoyens de Laval devraient pouvoir bénéficier du même soutien que celui accordé à la population d'autres villes où la construction d'un complexe culturel et sportif est envisagée.

L'équité demandée

Pour l'amphithéâtre de Québec, par exemple, le gouvernement consent à payer la moitié de la facture de 400 millions. À Trois-Rivières, le même scénario s'applique pour la construction d'un aréna de 56 millions.

À Laval, on calcule ainsi que le gouvernement n'a prévu verser que 38% du coût de l'amphithéâtre, contrairement à son engagement.

L'écart apparaît plus clairement si on regarde les sommes consenties par habitant. À Québec, le gouvernement verse 377,24$ par habitant pour l'amphithéâtre. À Trois-Rivières, il s'agit de 208,94$, alors qu'à Laval, la subvention équivaut à 110,52$ par habitant.

Dans une lettre envoyée au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, le 22 janvier dernier, et que La Presse a obtenue, la Cité étaye sa demande. On y rappelle qu'à l'origine, le soutien financier du gouvernement s'appuyait sur une estimation du projet s'élevant à 92,6 millions. La participation de 50% du gouvernement était donc de 46,3 millions.

Mais depuis, argue-t-on tant à la Cité qu'à l'hôtel de ville, le projet a été modifié sans que le soutien gouvernemental suive la même courbe. Il est maintenant question d'un amphithéâtre de 10 000 places plutôt que de 7000, d'une patinoire d'entraînement dont le nombre de places qui a doublé (500) et d'une glace de calibre olympique de 2500 places plutôt que 2000. Du coup, le coût du projet est passé à 120 millions, mais l'aide de Québec est demeurée inchangée.

«Nous estimons que l'ensemble des éléments énumérés plus avant autorise la Cité à formuler cette demande de combler l'écart entre l'aide accordée au montant de 46 316 250$ et le montant [...] de 61 750 000$, soit une somme de 15 433 750$», peut-on lire dans la lettre.

Dossier sous analyse

De son côté, le maire Demers a demandé dès la mi-janvier une rencontre avec le ministre Gaudreault.

À la faveur d'un probable déclenchement anticipé des élections générales, le discours politique du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a changé. Le mois dernier, son cabinet martelait qu'il n'y aurait pas un sou de plus dans l'aventure de la Place Bell. Hier, il était plutôt question d'un «dossier ouvert pour analyse». Aucune rencontre formelle n'est toutefois prévue entre MM. Gaudreault et Demers.

L'ouverture de la Place Bell est prévue pour 2015.




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