La Garde côtière canadienne critiquée après un déversement en C.-B.

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La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark

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Laura Kane, Cara McKenna
La Presse Canadienne
VANCOUVER

La première ministre de la Colombie-Britannique et le maire de Vancouver ont sérieusement écorché la Garde côtière canadienne (GCC) pour sa gestion d'un déversement toxique dans la pittoresque baie des Anglais.

Christy Clark a affirmé, vendredi, qu'elle était «très, très désappointée» que l'organisation ait mis plus de douze heures avant d'alerter les autorités municipales.

Elle a ajouté qu'elle a été également insatisfaite du temps qui a été nécessaire pour installer des dispositifs pour endiguer la propagation du carburant autour du cargo duquel ont fui environ 2700 litres de combustible de soute.

«Le coeur de la question est que cela a pris six longues heures à la GCC pour mettre en place des estacades», a-t-elle déploré.

Elle a mentionné, lors d'une conférence de presse, que n'eût été ce délai, le problème n'aurait certainement pas pris des proportions aussi importantes.

La crise a commencé mercredi. Cependant, les autorités ont confirmé seulement vendredi qu'un navire, qui effectuait son voyage inaugural, était à l'origine du déversement.

Selon la Garde côtière canadienne, le combustible ayant fui a été nettoyé dans une proportion de 80 pour cent.

Mme Clark a lancé que si son gouvernement avait pris les commandes dans ce dossier, il aurait pu enregistrer un meilleur résultat.

Elle a soutenu qu'elle a contacté le bureau du premier ministre fédéral pour réclamer des changements.

«Quelqu'un doit faire un meilleur boulot pour protéger cette côte .... C'est totalement inacceptable qu'en Colombie-Britannique, nous n'ayons pas la réponse aux fuites dont nous avons besoin. Le gouvernement fédéral doit s'en mêler», a-t-elle martelé.

De son côté, le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a dit qu'il se posait bien des questions. Il a précisé qu'il se demandait entre autres pourquoi le déploiement des estacades a pris autant de temps et pourquoi les responsables municipaux n'ont pas été alertés plus tôt.

«La réaction à ce qui est, selon des critères historiques, une relativement petite fuite a été totalement inadéquate», a-t-il déclaré devant les médias.

Le porte-parole adjoint du Nouveau Parti démocratique en matière de pêches et océans, Fin Donnelly, a, quant à lui, blâmé le gouvernement fédéral et il l'a invité à prendre un nouveau virage dans le but d'assurer la protection des eaux canadiennes.

À son avis, les conservateurs doivent absolument «cesser de supprimer les protections environnementales et de réduire le financement des organismes qui s'occupent de la surveillance et de l'intervention en cas de déversement».

Enfin, la directrice régionale de la sécurité maritime chez Transports Canada, Yvette Myers, a noté, vendredi, que le bateau baptisé MV Marathassa, aurait vraisemblablement connu une défaillance.

Elle a souligné qu'elle ne croyait «certainement pas» qu'il s'agissait d'une fuite intentionnelle.

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