Climat: la France attend l'engagement du Canada

L'exploitation des champs pétrolifères de l'Alberta, un des... (Photo Gilles Toupin, archives La Presse)

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L'exploitation des champs pétrolifères de l'Alberta, un des leviers de l'activité économique, fait figure d'accusé en matière de pollution.

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Agence France-Presse
MONTRÉAL

La France attend que «le Canada soit à bord» et donne sa contribution pour la conférence de Paris sur le changement climatique, a indiqué jeudi l'ambassadeur de France au Canada Nicolas Chapuis.

La contribution du Canada à la COP21 «par le niveau d'ambition qu'elle portera, est particulièrement attendue», a souligné M. Chapuis à une conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

«Nous attendons que le Canada soit à bord», car «même sur un sujet aussi difficile» que le climat et les émissions de gaz à effet de serre, le pays «illustre la protection des grands espaces», a estimé M. Chapuis.

«Le Canada ne peut pas ne pas être un acteur de Paris» à la Conférence sur le climat (30 novembre - 15 décembre 2015), a-t-il dit.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé en 2011 de sortir du protocole de Kyoto et n'a donné aucune indication à ce stade sur son engagement possible à cette conférence.

L'exploitation des champs pétrolifères de l'Alberta, un des leviers de l'activité économique, fait figure d'accusé en matière de pollution. À l'échelle de la planète, le Canada représente 2% des émissions de gaz à effet de serre.

Persuader le gouvernement canadien de s'engager risque d'être complexe, a estimé Raymond Chrétien, ancien ambassadeur du Canada à Paris et proche des libéraux, car «le Canada n'est pas parmi les premiers de la classe» pour l'environnement.

À Paris, le président François Hollande a l'ambition d'arriver à un accord permettant de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle.

Tous les pays se sont engagés à présenter leur contribution, si possible dès le premier trimestre, en vue d'un accord global à la COP21. Après l'Union européenne, la Suisse et le Mexique, ce sont les États-Unis et la Russie qui ont mardi donné le niveau de leur contribution.

Au total, 33 pays représentant 80% des émissions du monde développé ont déjà répondu, a souligné Nicolas Chapuis en attendant une réponse du Canada avant le sommet du G7 tout début juin.

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