Voter là où on étudie sera autorisé

Pour la première fois, les étudiants majeurs des universités, cégeps et écoles... (Archives, Le Soleil)

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Pour la première fois, les étudiants majeurs des universités, cégeps et écoles professionnelles du Québec pourront voter dans leur lieu d'étude et ainsi infléchir l'issue du scrutin dans leur circonscription d'origine.

C'est la mesure sur laquelle a parié Québec pour augmenter la participation électorale des jeunes, actuellement anémique. Le directeur général des élections (DGEQ) installera des bureaux de vote dans les 180 établissements d'enseignement (postsecondaire ou professionnel) qui comptent au moins 300 électeurs parmi leurs étudiants. Le vote sur les campus se tiendra dans les jours qui précèdent la fin de la campagne électorale, mais pas le jour même du scrutin.

400 000 votes possibles

Quelque 400 000 jeunes pourront utiliser la nouvelle méthode de votation, estime le DGEQ. «Seuls les étudiants inscrits dans ces établissements peuvent y voter, explique Stéphanie Isabel, porte-parole. Pas les jeunes qui habitent autour d'un établissement mais n'y étudient pas. Pas les enseignants ni le personnel. »

La carte électorale ne devrait pas être trop chamboulée par ces nouvelles mesures, estime François Gélineau, professeur de sciences politiques à l'Université Laval et expert des comportements électoraux.

«Dans la littérature, on n'observe aucune différence notable au chapitre des préférences partisanes selon les groupes d'âge, du moins pour les grands partis. Cela dit, certains petits partis, Québec solidaire, par exemple, semblent particulièrement populaires auprès des jeunes plus scolarisés.»

M. Gélineau souligne aussi que puisque les votes seront comptabilisés dans leur circonscription de résidence permanente - dans beaucoup de cas, le domicile de leurs parents l'effet sur les résultats «sera dilué».

Une clientèle intéressante

Aucun parti ne met une croix sur ces 400 000 jeunes électeurs.

Le Parti québécois a délégué son aile jeunesse pour faire campagne sur les campus. «On va travailler pour que ce changement soit bénéfique pour nous», assure Frédéric St-Jean, président des jeunes péquistes.

«Il y a là un public réceptif aux idées progressistes et écologistes», soutient pour sa part le co-porte-parole de Québec solidaire, Andrés Fontecilla.

«La Commission-Jeunesse va faire des tournées sur les campus», explique Gabrielle Collu, du Parti libéral du Québec.

À la Coalition avenir Québec, chaque candidat visitera les établissements qui sont sur son territoire, mais «on ne privilégiera pas plus les campus que les autres secteurs», explique Gérard Deltell, député de Chauveau.




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