Campagne pour un bon gouvernement, pas un référendum, dit Marois

Pauline Marois... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil)

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Pauline Marois

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

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Paul Journet
La Presse Canadienne
Saint-Nicolas

Après avoir parlé hier des frontières et de la devise d'un Québec souverain, Pauline Marois veut maintenant reléguer la question nationale à l'arrière-plan.

Son candidat vedette Pierre Karl Péladeau a-t-il galvanisé les militants péquistes et mis la souveraineté à l'avant-scène, au risque de nuire à sa campagne? «C'est intéressant que vous posiez cette question, a-t-elle répondu. C'est tout à fait pertinent. Nous sommes en campagne é-lec-to-rale. On n'est pas en campagne sur l'avenir du Québec, on est en campagne électorale. Alors lorsque les Québécois iront aux urnes le 7 avril prochain, ils voteront pour un gouvernement.»

Le chef libéral Philippe Couillard veut transformer la campagne électorale en campagne référendaire. Pas Mme Marois. Quand votera-t-on sur l'avenir du Québec? «C'est une question hypothétique», a jugé la chef du Parti québécois (PQ). Depuis le début de la campagne, elle propose un livre blanc sur l'avenir du Québec, sans dire s'il y aura ou non un référendum dans un prochain mandat majoritaire. Elle a déjà dit que ceux qui ne veulent pas de référendum pouvaient voter pour elle.

Pour son annonce portant sur les PME ce matin sur la Rive-Sud de Québec, Mme Marois était accompagnée par M. Péladeau. Les deux ont refusé de répondre à toutes les questions sur l'indépendance. «Nous avons la possibilité de répondre à vos questions en fonction de ce que nous voulons», a justifié Mme Marois.

Le Oui récolte encore 40% des intentions de vote. Mais l'arrivée du célèbre homme d'affaires a donné un nouvel espoir aux indépendantistes, et alimenté de nouvelles craintes au Canada anglais. Le magazine canadien Macleans pose cette question en manchette de sa nouvelle édition: «Est-ce l'homme qui va briser le Canada?» 

M. Péladeau a refusé de commenter. «Nous sommes à Québec pour parler d'économie et d'entrepreunariat, et c'est ce que j'ai l'intention de faire», a-t-il dit.

Dimanche dernier, M. Péladeau disait se lancer en politique pour la souveraineté et la prospérité économique. Faut-il selon lui redresser les finances publiques avant de faire l'indépendance? «C'est un débat très important, j'en conviens, qui requiert le temps et la capacité de l'expliquer. Je ne pense pas que ce serait approprié de le faire ici aujourd'hui», a-t-il répondu, en insistant qu'il voulait parler «d'économie et d'entrepreunariat». «Mais je suis convaincu qu'on aura l'occasion de le faire (durant la campagne)», dit-il.




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