Les sondages auraient stimulé le vote libéral

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Pendant la campagne électorale, quelque 70 sondages ont été réalisés et certains, comme celui de Forum, ont été publiés aussi tard que dimanche.

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Louise Leduc
La Presse

Bien qu'elles n'aient pas vu à quel point les libéraux frapperaient fort, les firmes de sondage s'en sont pour le reste assez bien tiré. Plus encore, tout indique qu'elles ont joué un rôle déterminant dans le résultat final.

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La firme Forum est celle qui s'en est le mieux sorti pour l'estimation du vote libéral au Canada et au Québec. Elle a cependant sous-estimé le Nouveau Parti démocratique au Québec.

« Lors des trois dernières élections fédérales, le vote conservateur a été sous-estimé de quelque 3 %. Cette fois, ce sont les libéraux qui ont été légèrement sous-estimés », fait observer Claire Durand, professeure titulaire de sociologie à l'Université de Montréal et spécialiste des sondages.

Pour le Parti conservateur, presque toutes les firmes de sondage ont vu juste cette fois-ci et les voyaient à 30 % ou 31 % au pays.

Pendant la campagne électorale, quelque 70 sondages ont été réalisés et certains, comme celui de Forum, ont été publiés aussi tard que dimanche.

Les données de ce dernier Forum apparaissaient tellement hors normes à Claire Durand qu'elle hésitait même à les inclure dans ses graphiques.

« Au Québec, la différence avec tous les autres sondages me semblait beaucoup trop marquée. »

« L'explication la plus plausible, poursuit-elle, c'est qu'à la dernière minute, les gens qui privilégiaient le NPD ont changé d'idée et opté pour les libéraux pour être bien certains de battre les conservateurs. »

Selon Mme Durand, cela indique à quel point les firmes de sondages ont pu être déterminantes dans le choix du gouvernement.

« Les politologues l'ont bien dit, dit-elle. Cette élection s'alignait pour être celle du vote stratégique, celle où beaucoup de Canadiens voteraient pour se débarrasser des conservateurs. À partir du moment où les libéraux se sont mis à monter, ceux qui voulaient à tout prix défaire les conservateurs sont montés dans le train. »

Les agrégateurs de sondage - comme Too close to call - qui osent des prédictions par circonscription ont connu, eux, une très mauvaise soirée. Avec la lutte à trois, toute prédiction était hasardeuse.

Pendant la campagne électorale, dans toutes les provinces, les sondages présentaient entre eux des écarts très importants dès lors qu'il s'agissait de plus petits ensembles que le pays entier.

Ainsi, au Québec, l'appui aux conservateurs a présenté, au cours d'une même période pendant cette campagne, un écart qui est allé jusqu'à 11 points selon les sondeurs, relève Mme Durand.

Dans les provinces atlantiques, des sondages réalisés eux aussi au même moment ont affiché entre eux des écarts de 20 % en ce qui concerne l'appui aux libéraux.

Un sport dangereux

On en a cette fois la preuve par mille: le sondage est un sport dangereux.

En entrevue téléphonique la semaine dernière, Frank Graves, président de la firme EKOS, avouait être « stressé ».

Mais bon, disait-il, « ça fait 35 ans qu'on est dans le business, ce n'est pas mon premier rodéo! »

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