Trudeau boxe, Mulcair attaque et Harper reste muet

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Le libéral Justin Trudeau a de son côté convié les médias à une séance de photos dans un club de boxe de Toronto, où il a répondu à quelques questions sans toutefois faire d'annonce.

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Caroline St-Pierre
La Presse Canadienne

La plupart des chefs se sont faits discrets, dans la journée de jeudi, à quelques heures du tout premier débat électoral organisé par le magazine Maclean's.

Le chef conservateur Stephen Harper et la chef du Parti vert Elizabeth May ont choisi de demeurer loin des médias, consacrant leur journée à se préparer pour la joute oratoire.

Le libéral Justin Trudeau a de son côté convié les médias à une séance de photos dans un club de boxe de Toronto, où il a répondu à quelques questions sans toutefois faire d'annonce.

Parmi les quatre chefs qui seront au débat, seul le néo-démocrate Thomas Mulcair a tenu une conférence de presse, en matinée, profitant de sa tribune pour tirer des flèches vers son adversaire conservateur, Stephen Harper.

M. Mulcair a surtout souhaité s'attaquer au bilan économique des conservateurs, faisant état de ce qu'il considère comme «l'échec» du plan économique du gouvernement Harper, de son piètre bilan de création d'emplois, des pertes d'emplois dans le secteur manufacturier et des ajouts à la dette du Canada.

«M. Harper a le pire dossier en matière de création d'emplois depuis la Deuxième Guerre mondiale et la pire croissance économique depuis la Grande Récession des années 1920. Clairement, M. Harper, votre plan ne fonctionne pas», a martelé le chef néo-démocrate.

Thomas Mulcair a également réitéré son engagement d'imposer un salaire minimum fédéral de 15 $, de créer un programme national de garderies, d'abaisser l'âge de la retraite à 65 ans et d'éliminer la loi antiterroriste.

M. Mulcair a également nié vouloir imposer une taxe à des services de vidéo en continu comme Netflix, comme l'en avaient accusé les conservateurs, mercredi.

Stephen Harper avait ainsi écrit par communiqué qu'un gouvernement conservateur réélu n'allait «jamais taxer Netflix ou tout autre service de diffusion en temps réel».

M. Mulcair a répliqué en accusant le premier ministre sortant d'être régulièrement revenu sur ses promesses de ne pas imposer de nouvelles taxes, par exemple sur les fiducies de revenus ou sur les appareils comme les iPods.

«Chaque fois que Stephen Harper a dit qu'il n'imposerait pas une nouvelle taxe en la nommant, c'est précisément cette taxe-là qu'il a imposée. Alors c'est plutôt lui qui a un bilan qu'il doit expliquer aux Canadiens», a avancé M. Mulcair.

Le chef néo-démocrate a par ailleurs reçu l'appui de la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, jeudi. La néo-démocrate a cependant précisé qu'elle allait refuser de faire des déclarations négatives au sujet des autres candidats.

De son côté, le chef bloquiste Gilles Duceppe était de passage aux Îles-de-la-Madeleine, n'ayant pas à se préparer au débat de MacLean's puisqu'il n'y a pas été convié.

«Je fais ça aujourd'hui pendant que les autres chefs sont à Toronto, dans un débat où on ne parlera pas beaucoup du Québec. Quand on était invité, nous on y allait et on soulevait des questions qui concernent le Québec. Je le ferai bien sûr aux débats en français», a-t-il lancé alors qu'il se trouvait à Cap-aux-Meules, où il s'est opposé à l'intention du gouvernement fédéral de vendre les quais.

Transports Canada a en effet publié un avis de lancement de la phase de vente du Programme de transfert des installations portuaires. Des quais de partout au pays sont offerts en priorité aux ministères fédéraux, aux provinces et municipalités et aux sociétés d'État. Dès le 15 août, si Ottawa n'a reçu aucune offre, l'appel sera élargi aux communautés autochtones et au grand public.

M. Duceppe souhaite ainsi que la réfection des quais devienne un enjeu électoral.

«J'en reviens tout simplement pas de l'abandon de ses responsabilités par le gouvernement fédéral. Les quais sont des infrastructures très importantes pour le développement économique des régions maritimes du Québec», a-t-il déclaré par communiqué.

Le candidat du Bloc québécois dans la région, Nicolas Roussy, a jugé inacceptable le comportement d'Ottawa dans ce dossier, soulignant que les Madelinots paient des taxes et qu'ils ont par conséquent droit de s'attendre à un minimum de respect.

«Le problème, c'est qu'on dirait que plus personne ne se bat à Ottawa pour les intérêts des Québécois», a déploré le chef bloquiste.

Gilles Duceppe rencontrera des citoyens au festival Musique du bout du monde, à Gaspé, en fin d'après-midi.

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