France Charbonneau, une guerrière respectée

France Charbonneau, qu'on voit ici en 2002, a... (Archives La Presse)

Agrandir

France Charbonneau, qu'on voit ici en 2002, a été conseillère juridique pour l'escouade mixte Carcajou, et elle a conseillé la Sûreté du Québec.

Archives La Presse

(Québec) Criminaliste émérite, la juge France Charbonneau a acquis une réputation de guerrière pugnace au fil des 26 ans où elle a travaillé comme procureure de la Couronne. Elle a touché à plus de 1000 dossiers concernant les crimes contre la personne et plaidé, presque toujours avec succès, 80 causes de meurtre. L'ancienne avocate de l'aide juridique s'est taillé une place enviable dans le monde judiciaire. En 2004, elle a été nommée juge à la Cour supérieure.

Celle qui a accepté le mandat du gouvernement Charest pour diriger la commission d'enquête sur la corruption dans l'industrie de la construction n'est pas devant son premier mandat difficile. C'est elle qui a repris, pour la Couronne, le procès pour double meurtre de Maurice Mom Boucher. La Cour d'appel avait cassé un premier verdict, selon lequel le motard avait été reconnu coupable au terme d'un procès mené dans une atmosphère malsaine - des motards avaient assisté aux audiences pour influencer les jurés. Déterminée, bagarreuse, elle a repris l'affaire et obtenu, en 2002, une condamnation pour celui qui avait ordonné le meurtre de deux gardiens de prison.

Le premier ministre Charest a demandé, il y a deux jours, au juge en chef François Rolland de recommander un juge pour présider la commission d'enquête annoncée hier. La décision de Mme Charbonneau est parvenue hier.

Mme Charbonneau - conjointe du juge Benoît Emery, autre magistrat de la Cour supérieure à Montréal - a été conseillère juridique pour l'escouade mixte Carcajou, et elle a conseillé la Sûreté du Québec. Elle était du groupe qui a accouché d'un plan de renouvellement pour la SQ après les recommandations de la commission Poitras.

Au début des années 2000, elle a dirigé un comité pancanadien de procureurs de la Couronne et de policiers dans le but de modifier les lois sur le gangstérisme et les motards criminels.

Pendant 10 ans, elle a enseigné à l'École du Barreau du Québec et corrigé les examens des candidats. Parallèlement, de 1994 à 2004, elle a siégé au comité de discipline du Barreau du Québec.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer