Bombes fumigènes: les accusés pourront prendre le métro

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Les bombes fumigènes ont été placées dans le métro le 10 mai 2012.

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Les quatre étudiants accusés d'avoir mis des bombes fumigènes dans le métro le 10 mai 2012, pendant la crise étudiante, pourront désormais prendre le métro.

Dix-huit mois après l'incident, leur cause est toujours pendante. Mais le juge de la Cour supérieure Réjean Paul a accepté vendredi matin de lever la condition qui interdisait aux quatre accusés de prendre le métro. Francis Vivier-Gagnon, Vanessa l'Écuyer, Geneviève Vaillancourt et Roxanne Bélisle, avaient été remis en liberté en 2012 sous diverses conditions, dont celle-là. Les quatre étudiants en sociologie à l'UQAM sont accusés de méfait et de complot. On leur reproche d'avoir placé stratégiquement des fumigènes sur chacune des lignes du métro de Montréal, plus précisément dans les stations Préfontaine, Lionel-Groulx, et Jean-Talon, le 10 mai 2012. L'incident avait paralysé tout le métro de Montréal, et forcé l'évacuation de milliers de passagers en pleine heure de pointe.

L'avocate de la défense, Véronique Robert, a plaidé vendredi matin «l'écoulement du temps» pour convaincre le juge de lever la condition. Le contexte social a changé et cette condition de nature «punitive» n'a pas sa raison d'être, a-t-elle fait valoir. Elle a déposé les relevés de notes des accusés, relevés qu'elle a qualifiés de «magnifiques.»

Le procureur de la Couronne David Landry s'est opposé avec vigueur à ce changement de condition. «Rien n'a changé depuis les événements. Ils étaient aussi des étudiants à l'époque», a-t-il dit, avant d'ajouter que prendre le métro n'était pas un droit. Mais il n'a pas convaincu le juge Paul.

«On vit dans un pays nordique, le métro c'est quasiment un droit», a rétorqué le juge. En ce qui concerne l'argument que la levée de la condition pourrait miner la confiance du public, le juge est d'avis que le public est passé à autre chose. «La crise étudiante est derrière nous.»

Les quatre accusés doivent revenir devant la Cour en janvier, pour la suite du processus judiciaire.




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