Arrestations de masse: un recours collectif autorisé

La cour Supérieure a autorisé mardi soir le recours collectif contre... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

Agrandir

Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Conflit étudiant

Actualité

Conflit étudiant

Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Annabelle Blais
La Presse

La cour Supérieure a autorisé mardi soir le recours collectif contre l'arrestation de masse survenue le soir du 23 mai 2012, en pleine crise étudiante.

Ce soir-là, au cours d'une des nombreuses manifestations nocturnes du printemps 2012, des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient encerclé et arrêté 508 personnes vers 23h45, à l'intersection des rues Sherbrooke et Saint-Denis, à Montréal.

La requête avait été déposée par Jean-Pierre Lord, étudiant en travail social à l'UQAM, le 13 septembre. Ce dernier, comme la plupart des manifestants encerclés qui participaient à la manifestation déclarée illégale, avait été détenu plusieurs heures avant de recevoir une amende de 634 $, en vertu du règlement municipal P6, qui exige notamment la divulgation d'un itinéraire aux forces de l'ordre.

Selon l'avocat de M. Lord, Me Marc Chétrit, l'arrestation était illégale et la détention arbitraire. «Les conditions de détention ont potentiellement brimé les droits fondamentaux des personnes», a expliqué Me Chétrit à La Presse.

Les personnes ont été maintenues en détention dans les autobus de la Société de Transport de Montréal, les poignets liés par des menottes en plastique et sans possibilité pour les manifestants de boire ou même d'aller uriner à l'extérieur. M. Lord a attendu environ 7 heures. «J'étais dans le 8e autobus sur 14, alors certains ont été détenus plus longtemps que moi», a-t-il indiquée, mardi soir.

Au terme de ce recours, M. Lord demande notamment que la Ville de Montréal soit condamnée à payer 5000$ en dommages et intérêts et en dommages exemplaires à toute personne qui a été arrêtée dans cette souricière.

Par ailleurs, une demande d'autorisation pour un autre recours collectif concernant une arrestation de masse survenue le 15 mars 2013 a été déposée le 13 septembre dernier.

Selon les informations obtenues par La Presse, d'autres requêtes d'autorisation pour un recours collectif seront déposées prochainement et viseront d'autres arrestations de masse réalisées le printemps dernier.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer