Hydro-Québec: pas de commande politique pour «barrer» Accurso

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La direction d'Hydro-Québec n'a pas reçu de « commande politique » pour « barrer » Tony Accurso de la liste des entreprises qui font affaire avec la société d'État, a déclaré aujourd'hui devant la commission Charbonneau, Réal Laporte, président de la division équipement et services partagés ainsi que de la Société d'énergie de la Baie-James.

La semaine dernière, la Commission a diffusé une série d'écoutes électroniques dans lesquelles on peut entendre M. Accurso, en état de choc après avoir reçu une lettre d'Hydro-Québec qui l'avertit que ses entreprises ne pourront plus soumissionner des contrats de la société d'État «pour une durée indéterminée». Cette lettre lui est parvenue le 18 septembre 2012, peu de temps après l'élection de Pauline Marois, mais tout juste avant l'assermentation officielle du gouvernement.

Appelé à préciser cette écoute lors de son témoignage devant la Commission la semaine dernière, Accurso a déclaré: «Le message que j'ai eu c'est que ça venait du bureau de Pauline Marois et que c'est le bureau de Pauline Marois qui aurait appelé pour dire: barre-les des chantiers. C'était impossible que ça vienne d'Hydro-Québec.»

« Entre vous et moi l'aspect pression du gouvernement ou politique je ne l'ai pas vu », a déclaré Réal Laporte cet après-midi. « Il peut le percevoir comme cela, mais ce n'est pas ça. »

Laporte affirme que la réflexion qui a mené à la mise à l'écart des entreprises d'Accurso a été entamée en mai 2011 lorsque le gouvernement du Québec a adopté une loi pour contrer la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction. À l'époque, les entreprises d'Accurso n'avaient pas encore reçu leur accréditation de l'AMF.

« Un appel d'offres était sur le point d'avoir lieu pour le chantier de la Romaine 1. Juste deux entreprises, dont celle d'Accurso, auraient pu faire ces types de travaux. On craignait qu'il perde son accréditation de l'AMF durant la réalisation des travaux. Dans une revue de risque, on a décidé que c'était un risque difficile à porter pour Hydro-Québec », a déclaré M. Laporte.

Ce dernier a cependant été incapable de justifier la date de l'envoi de la lettre. « On l'a envoyé parce qu'on a décidé de l'envoyer dans les jours qui ont précédé l'envoi », a-t-il fourni à titre d'explication.

Laporte a dit que la lettre avait été envoyée aux entreprises d'Accurso de façon confidentielle « parce qu'on ne voulait pas atteindre à sa réputation ».

Les audiences sont terminées pour aujourd'hui.

Le prochain et dernier témoin de fait de la Commission sera Michel Forget, directeur de la juricomptabilité à Hydro-Québec. Son témoignage débutera demain matin.

La Commission entrera par la suite dans son dernier droit avec l'audition de différents organismes comme le Directeur général des élections du Québec, l'Unité permanente anticorruption et la Sûreté du Québec.

Live Blog CEIC: notre couverture en direct

Mardi, le nom de Marc Bibeau a été évoqué lors des témoignages de l'ancien PDG d'Hydro-Québec André Caillé et de l'ancien PDG de RSW, Georges Dick.

L'ex-grand argentier du PLQ, Marc Bibeau, aurait notamment évoqué son influence future sur l'octroi des contrats d'Hydro-Québec pour encourager les dirigeants de la firme de génie-conseil RSW à hausser leurs contributions politiques au parti.




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