Michel Arsenault devant la commission Charbonneau

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Michel Arsenault

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On l'a déjà entendu à une dizaine de reprises grâce à l'écoute électronique : l'ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, pourra maintenant s'expliquer de vive voix à la commission Charbonneau. L'enquête publique a annoncé ce matin que le syndicaliste sera son prochain témoin, lundi matin.

Le témoignage de Michel Arsenault s'annonce difficile. Celui qui vient de céder la présidence de la FTQ s'est longtemps opposé à la tenue d'une Commission d'enquête. Il a également contesté, sans succès, devant les tribunaux que l'enquête publique puisse diffuser l'écoute électronique dont il a fait l'objet en 2009, un important outil des procureurs pour confronter les témoins récalcitrants.

Michel Arsenault n'aurait d'ailleurs pas collaboré avec la Commission en prévision de son passage à la barre. En témoigne l'annonce à l'avance de son témoignage lundi matin puisque, à l'inverse, la Commission préserve habituellement l'identité des témoins coopératifs jusqu'à la toute dernière seconde.

Avant même d'avoir commencé à témoigner, Michel Arsenault a déjà beaucoup fait parler de lui. Cette semaine, plusieurs de ses propos ont semé la controverse alors que la Commission a fait jouer plusieurs enregistrements faits à son insu, lors du témoignage de l'ex-président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée.

Maintenant qu'il est appelé à la barre, Michel Arsenault sera certainement interrogé sur sa relation avec la première ministre, Pauline Marois, et le Parti québécois. Sur une écoute électronique entendue cette semaine, on l'entend dire qu'il tentera de convaincre la chef du parti qui était alors dans l'opposition de ne pas exiger une commission d'enquête. «On va parler à Pauline», a-t-il dit. Et d'ajouter, «ben y sont mal pris en ostie, parce qu'on a un deal avec Blanchet», en référence au mari de la première ministre, Claude Blanchet.

Durant son témoignage l'automne dernier, le syndicaliste Ken Pereira a accusé Michel Arsenault d'avoir fermé les yeux sur les allocations de dépenses exorbitantes de Jocelyn Dupuis et sa proximité avec le crime organisé. Pereira a aussi affirmé que Arsenault lui a confié avoir refusé un pot-de-vin de 300 000$ offert par un homme d'origine italienne qui s'était présenté à son bureau avec Jocelyn Dupuis.




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