Coûts des travaux à Montréal: des signaux d'alarme dès 1997

L'enquêteur Guy Desrosiers a indiqué que le vérificateur... (Photo tirée d'une vidéo, La Presse)

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L'enquêteur Guy Desrosiers a indiqué que le vérificateur général de Montréal a révélé dès 1997 des lacunes importantes dans la surveillance des coûts des travaux publics.

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Bruno Bisson
La Presse

Les déficiences de la Ville de Montréal en matière de suivi, de surveillance et d'estimation des coûts de ses contrats, qui ont favorisé l'émergence des cartels d'entrepreneurs, avaient déjà été critiquées par le vérificateur général de la Ville, dès 1997.

Un analyste enquêteur pour la commission Charbonneau, Guy Desrosiers, a déterré hier un rapport public, déposé au conseil municipal il y a près de 15 ans, qui décelait déjà ces déficiences comme des facteurs de gonflements des coûts. Plusieurs recommandations précises avaient alors été formulées à la Ville de Montréal.

Dans un rapport de suivi daté de 2001, déposé par M. Desrosiers, le vérificateur déplorait le fait qu'aucune des recommandations principales n'ait été mise en oeuvre de façon satisfaisante.

La preuve présentée jusqu'à présent devant la commission Charbonneau démontre que c'est à peu près au cours de cette même période, entre 1997 et 2001, que les systèmes de collusion ont justement pris leur essor entre les groupes d'entrepreneurs des domaines des égouts et des trottoirs, avant de faire grimper les coûts de 30 à 40% durant les années 2000.

La présentation de M. Desrosiers, qui se poursuivra lundi, vise à dresser un tableau d'ensemble avant la comparution prochaine de «décideurs» de la Ville de Montréal annoncée hier par la procureure de la Commission, Me Caroline Roy.

30% à 40% trop cher

Ces «décideurs» seront vraisemblablement invités par la Commission à expliquer pourquoi les nombreux signaux d'alarme envoyés dès 1997 n'ont pas été suivis de mesures concrètes pour réduire le coût des travaux d'infrastructures à Montréal.

L'analyste Guy Desrosiers a aussi produit un rapport externe de 2004, commandé par la direction des approvisionnements de la Ville, qui estime clairement que le coût des travaux pouvait être de 30% à 40% supérieur à Montréal par rapport à d'autres villes, en raison de son marché fermé à la compétition.

Ce rapport mentionne que dès 2003, la Ville estimait elle-même pouvoir faire des économies de 35 millions par année - ou de 175 millions en 5 ans - en mettant en oeuvre certaines mesures préconisées dans le passé, notamment par le vérificateur général.

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