La communauté musulmane veut un premier cimetière à Québec

Cinq des six hommes ayant été tués dans... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, La Presse)

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Cinq des six hommes ayant été tués dans l'attentat à Québec seront enterrés à l'étranger.

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Giuseppe Valiante
La Presse Canadienne
Québec

L'attentat meurtrier dans une mosquée de Québec dimanche a souligné le fait que la ville ne compte pas d'endroit pour enterrer les gens de confession musulmane.

En fait, les cinq cimetières musulmans de la province sont tous situés dans la région de Montréal, a affirmé la présidente de l'Association de la sépulture musulmane au Québec, Hadjira Belkacem.

Mme Belkacem a indiqué que les familles de musulmans qui meurent à l'extérieur de la région de Montréal sont contraintes de rapatrier le corps pour un enterrement à Montréal ou de payer des milliers de dollars pour que celui-ci soit transporté dans le pays d'origine du défunt. En entrevue avec La Presse canadienne, elle a qualifié la situation de «catastrophique».

Cinq des six hommes ayant été tués dans l'attentat à Québec seront enterrés à l'étranger, a dit le président de la mosquée où a eu lieu la fusillade, Mohamed Yangui. Les corps seront rapatriés en Algérie, en Tunisie, en Guinée et au Maroc.

Mamadou Tanou Barry, originaire de la Guinée, sera enterré à Montréal, a affirmé un membre de l'Association des Guinéens à Québec.

La ville de Québec compterait de 8000 à 10 000 musulmans, selon le recensement de l'organisation à but non lucratif de Mme Belkacem.

«On travaille (sur ce dossier) depuis 2014. On a cogné à toutes les portes. On aimerait vraiment activer le processus pour avoir un cimetière (à Québec)», a dit la présidente de l'Association de la sépulture musulmane au Québec, soulignant le déchirement qu'ont à vivre des parents devant rapatrier à Montréal ou à l'étranger les corps de leur fils ou de leur fille.

M. Yangui a affirmé que son centre culturel islamique s'efforçait d'obtenir un cimetière pour la communauté. «Je crois qu'avant longtemps, nous en aurons un ici», a-t-il dit.

Le vice-président de la mosquée, Mohamed Labidi, a affirmé que l'établissement travaillait sur le dossier depuis dix ans. «Nous aimerions avoir l'aide de tous les ordres de gouvernement», a-t-il indiqué.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a affirmé mercredi aux journalistes que la Ville s'était entendue avec le cimetière Saint-Charles.

«On va les aider. Mais à court terme, on va les accommoder. On s'est entendu avec le cimetière Saint-Charles», a-t-il soutenu.

La présidente de l'Association de la sépulture musulmane au Québec a dit juger peu réalistes les propos du maire.

«Ça ne se fait pas du jour au lendemain», a estimé Mme Belkacem. «Il faut un salon funéraire agréé pour donner le service. Il n'y en a pas dans la ville de Québec», a-t-elle fait valoir.




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