Le prévenu avait fait du repérage à deux reprises à la mosquée

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Selon ce que des habitués de la mosquée ont raconté à La Presse, Bissonnette aurait posé des questions sur les heures de prière et aurait voulu savoir à quel moment l'endroit était le plus achalandé.

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(Québec) L'homme qui a ouvert le feu dans la Grande Mosquée de Québec avait fait deux fois du repérage dans la semaine précédant l'attaque, selon les responsables du lieu de culte.

« Il est venu jeudi et samedi », affirme le président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Mohamed Yangui.

Selon les informations recueillies par les dirigeants auprès de témoins figurant parmi leurs fidèles, une personne qui correspond à la photo d'Alexandre Bissonnette, 27 ans, accusé de six meurtres et de cinq tentatives de meurtre, s'est présenté au centre jeudi dernier, en soirée.

La police aurait rencontré trois de ces témoins tard mardi soir. Les responsables de la mosquée disent avoir remis le contenu des caméras de surveillance aux autorités.

« Je croyais que c'était quelqu'un qui voulait savoir à propos de l'islam. J'ai dit ‟salam", il a dit ‟salut". Il a dit : ‟j'aime Allah" », a raconté un fidèle, dont le témoignage a été publié sous forme de vidéo sur la page Facebook du CCIQ.

DES QUESTIONS SUR LES SOIRÉES LES PLUS ACHALANDÉES

Selon ce que des habitués de la mosquée ont raconté à La Presse, Bissonnette aurait posé des questions sur les heures de prière et aurait voulu savoir à quel moment l'endroit était le plus achalandé. On lui a candidement répondu que c'était les soirs de week-end.

« Nous sommes accueillants. C'est un centre culturel, ici. Lorsque des gens se présentent avec des questions, nous leur répondons », dit Mohamed Bouharras.

M. Bouharras ajoute qu'il y a régulièrement des non-musulmans qui vont au CCIQ, que ce soit des étudiants ou simplement des gens curieux. Sans compter des francophones blancs de confession musulmane. Lorsqu'ils ont vu Alexandre Bissonnette, ils ne se sont pas méfiés.

Le suspect serait revenu le samedi, la veille de l'attentat, mais il ne serait pas resté longtemps. « Je ne sais pas s'il a trouvé qu'il n'y avait pas assez de monde », dit M. Bouharras.

Vingt-quatre heures plus tard, il franchissait la porte pour la troisième fois en quelques jours à peine. Sauf que cette fois, il a fait un carnage.




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