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Terrebonne: la cour interdit à l'ex-maire de vendre son chalet, possible produit de la corruption

Jean-Marc Robitaille a été maire de Terrebonne de... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Jean-Marc Robitaille a été maire de Terrebonne de 1997 à 2006.

Photo André Pichette, Archives La Presse

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L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a obtenu au cours des derniers jours une ordonnance de blocage pour empêcher Jean-Marc Robitaille, ex-maire de Terrebonne, de se débarrasser de son chalet, parce qu'elle espère pouvoir démontrer qu'il s'agit d'un produit de la corruption confiscable lorsqu'elle aura terminé son enquête criminelle.

La Presse a révélé récemment que l'enquête de... (Photo IVANOH DEMERS, Archives LA PRESSE) - image 1.0

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La Presse a révélé récemment que l'enquête de l'UPAC tendait à démontrer que le chalet de l'ex-maire de Terrebonne avait été rénové grâce à une participation financière de l'entrepreneur Normand Trudel.

Photo IVANOH DEMERS, Archives LA PRESSE

À la demande de l'UPAC, un juge a donc interdit à l'ex-maire et à sa femme de se défaire de leur propriété, de l'altérer, de la louer, de la détruire ou de la réhypothéquer. Le jugement permet aussi aux policiers d'y entrer pour inspecter les lieux et faire des photos afin de s'assurer qu'ils sont préservés tels quels.

La Presse a révélé récemment que l'enquête de l'UPAC sur la municipalité de la couronne nord de Montréal tendait à démontrer que le chalet de l'ex-maire avait été rénové grâce à une participation financière de l'entrepreneur Normand Trudel. Ce dernier a déjà été condamné à 15 mois de prison pour sa participation à un complot et au trafic d'influence qui avait cours à la ville voisine de Mascouche.

Le chalet de M. Robitaille, situé à Saint-Jean-de-Matha, pourrait donc être éventuellement saisi comme produit de la criminalité, estiment les procureurs du Bureau de lutte à la corruption et à la malversation.

L'ordonnance de blocage donne du temps aux enquêteurs de l'UPAC, qui ne sont pas encore prêts à déposer des accusations dans ce dossier. Les policiers travaillent sous une grande pression pour livrer des résultats, et ils mènent plusieurs dossiers de front, dont celui sur l'ancien système de partage des contrats montréalais, qui a mené à une série d'arrestations hier.

Deux enquêteurs claquent la porte

Selon ce qu'a pu confirmer La Presse de plusieurs sources, les ressources internes sont étirées au maximum à l'UPAC et une partie du personnel ne cache plus qu'elle aimerait bien recevoir du renfort.

Rien pour aider la situation : au cours des dernières semaines, deux enquêteurs chevronnés du SPVM qui avaient été envoyés en prêt de service à l'UPAC et qui devaient y rester pendant des années ont claqué la porte pour retourner à la police de Montréal.

Les deux enquêteurs, un lieutenant-détective et une sergente-détective, ont finalement passé à peine trois ou quatre mois à l'UPAC. Ils étaient en désaccord avec la façon dont on y conduit les enquêtes, selon ce qu'ont confié quatre sources à La Presse.

Traditionnellement, le SPVM est reconnu comme un corps de police où les sergents-détectives jouissent d'une grande autonomie pour mener leurs dossiers et où les cadres restent un peu plus en retrait.

L'approche est tout autre à l'UPAC, où le suivi par la direction est beaucoup plus serré et l'autonomie moindre, une approche qui a ses partisans et ses détracteurs.




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