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Les victimes des inondations au Québec se sentent abandonnées

Inondations sur la rue Cousineau, à Montréal, au... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Inondations sur la rue Cousineau, à Montréal, au printemps dernier.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

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La Presse Canadienne

Quatre mois après que les inondations printanières eurent fait entrer deux mètres d'eau chez elle, Katy Deschenes dit toujours ignorer quand elle pourra reconstruire la maison où elle a élevé six enfants.

La résidante de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, est désespérée.

Elle attend toujours le rapport d'inspection des autorités provinciales pour connaître le montant de la compensation financière auquel elle aura droit.

Plusieurs sinistrés comme elle se sont rassemblés dimanche dans l'ouest de l'île de Montréal pour manifester contre la lenteur du processus de soutien public.

Bon nombre d'entre eux affirment n'avoir reçu aucune aide financière et disent avoir de la difficulté à obtenir des informations sur le suivi de leur dossier.

Certains, comme Katy Deschenes, disent ne pas pouvoir se permettre d'amorcer des travaux de plusieurs dizaines de milliers de dollars sans l'aide financière du gouvernement.

«On pensait que ça se réglerait assez vite parce que c'est ce qu'ils nous promettaient», expose Mme Deschenes.

«Ils devaient nous installer au moins du chauffage temporaire, mais on n'a pas de nouvelles encore et le froid s'en vient», a-t-elle poursuivi.

Le gouvernement provincial indique que 278 municipalités ont été inondées et que 5 000 résidences ont été touchées, alors que 4 000 personnes ont été évacuées lors des événements.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a demandé à répétition aux citoyens d'être patients puisque le gouvernement doit évaluer des milliers de demandes d'aide financière.

En juillet, le ministre a précisé que le gouvernement avait déjà investi 23 millions $ et embauché 90 personnes supplémentaires pour accélérer le processus.

Plusieurs sinistrés présents à la manifestation de dimanche se disent tout de même à court de patience.

Marie-Anne Toussaint, âgée de 66 ans, brandissait une pancarte où l'on pouvait lire: «Je veux rentrer chez moi».

Elle vit toujours à l'hôtel et reçoit le soutien de la Croix-Rouge en attendant l'aide financière gouvernementale.

La résidente de Pierrefonds dit avoir obtenu une estimation du coût des travaux nécessaires s'élevant à 76 000 $.

«Je suis une retraitée. Je n'ai pas d'argent pour faire de réparations», s'est-elle désolée.




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