Des Syriens à la recherche d'une fillette de cinq ans

Mira Akram Al Jawabrah... (PHOTO PC)

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Mira Akram Al Jawabrah

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Michael MacDonald
La Presse Canadienne
Halifax

Les proches canadiens d'une fillette syrienne de cinq ans portée disparue demandent de l'aide après qu'une mystérieuse photo eut fait surface sur Internet, laissant croire qu'elle puisse être la seule membre de sa famille à avoir survécu à une tentative de quitter le pays ravagé par la guerre.

Mohamed Masalmeh, un cousin de la fillette aux cheveux foncés, affirme qu'il est certain que la photo montre Mira Akram Al Jawabrah après qu'elle eut été sauvée d'un bateau qui a chaviré près des côtes de l'Italie, en août 2014, alors que la fillette était âgée de trois ans.

Les proches ont initialement été informés que Mira, ses parents et ses trois frères et soeurs plus jeunes - Yousef, Mahmoud et Maria - s'étaient noyés alors qu'ils faisaient le trajet entre la Libye et l'Italie, a raconté M. Masalmeh, un ami du père et de l'oncle de la fillette.

Le bateau avait à son bord plus de 500 réfugiés lorsqu'il a coulé dans la Méditerranée, a-t-il ajouté. Environ 200 ont disparu.

Toutefois, les proches ont plus tard reconnu la fillette dans une série de photos d'un site de nouvelles syrien montrant les survivants de la catastrophe.

Sur la photo, la fillette tenait un carton blanc avec le numéro 268.

«Nous avons complètement perdu contact avec eux et nous ne savions pas s'ils étaient en vie ou pas, a relaté M. Masalmeh au cours d'une entrevue, mercredi. Nous avons conclu qu'ils étaient tous morts.»

«Ils espéraient qu'elle soit encore en vie et la photo a prouvé qu'elle l'était», a-t-il ajouté.

M. Masalmeh, un résident d'Halifax, a indiqué qu'il n'était pas certain de l'identité de la personne qui a pris la photo, et il affirme que les requêtes d'informations soumises à la Croix-Rouge, au gouvernement italien et à la police n'ont encore mené à rien.

La fillette a une tante vivant à Kitchener, en Ontario, et une grand-mère vivant en Jordanie, mais M. Masalmeh a affirmé que la famille n'avait pas eu de chance en soumettant les demandes par les canaux officiels.

«Ils n'ont même pas voulu confirmer que la fillette était là, a-t-il expliqué. Ils n'ont pas voulu admettre qu'elle était toujours vivante, même si nous avons vu la photo. Ils n'ont voulu diffuser aucune information... Je ne sais pas si c'est seulement de la bureaucratie ou bien s'ils ne savent simplement pas où elle est. Il doit y avoir un moyen de la retrouver.»

La fillette, originaire de la ville syrienne de Daraa, a peut-être été adoptée par une famille syrienne qui a survécu à l'incident, croit M. Masalmeh.

«Les gens là-bas n'ont pas les papiers officiels. Ils ont pu lui donner n'importe quel nom.»

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