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La péquiste Mireille Jean élue facilement dans Chicoutimi

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Mireille Jean était accompagnée du chef du PQ Pierre Karl Péladeau, lundi, à Chicoutimi.

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(Québec) Sans surprise, le Parti québécois (PQ) a remporté lundi soir une victoire décisive dans la circonscription de Chicoutimi, rendue vacante par la démission de Stéphane Bédard l'automne dernier. Issue du milieu des affaires, la candidate péquiste Mireille Jean a même obtenu un meilleur résultat que son prédécesseur.

Chicoutimi reste péquiste : le PQ détient la circonscription, sans partage, depuis la première élection de Marc-André Bédard en 1973. 

Le résultat de lundi causera une amère déception chez les libéraux. En début de campagne, les troupes de Philippe Couillard estimaient avoir de bonnes chances de ravir ce bastion péquiste - Stéphane Bédard ne l'avait emporté que par 1600 voix en avril 2014.

Mais avec l'arrestation de têtes d'affiche du Parti libéral du Québec (PLQ), Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté, en pleine campagne électorale, les chances des libéraux ont fondu comme neige au soleil. Les déboires de Sam Hamad la semaine dernière n'ont fait que confirmer la défaveur des libéraux, constatée par les sondages régionaux.

Me Bédard l'avait emporté avec 35% des suffrages il y a deux ans - Mme Jean a obtenu lundi soir 47%, devançant facilement sa rivale du PLQ Francyne T. Gobeil, qui a obtenu 30% des suffrages. La Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire, tout près derrière, ont fermé la marche.

Pierre Karl Péladeau ne pouvait se permettre d'échapper cette circonscription. Son enthousiasme a été manifeste. 

«Les électeurs de Chicoutimi ont décidé de renouveler leur confiance en cette équipe dynamique, cette équipe d'hommes et de femmes qui n'ont cessé un seul instant de défendre les intérêts des Québécois et Québécoises!», a déclaré le chef du PQ. 

Du côté de Philippe Couillard, on a reçu le verdict sans surprise. «Il y aura d'autres rendez-vous et il y aura des rendez-vous victorieux ici à Chicoutimi», a-t-il promis. En point de presse, il a reconnu qu'avec les problèmes de Mme Normandeau et de M. Hamad, en pleine campagne électorale, son parti «avait un peu le vent dans la figure au cours des derniers jours. Dans une élection partielle, il ne faut pas trop extrapoler... Compte tenu des événements des derniers jours, on est satisfaits des résultats».

La CAQ perd du terrain, avec 12% des suffrages - elle avait récolté 17% des voix il y a deux ans.

Un bastion

La circonscription de Chicoutimi a voté péquiste à chaque élection depuis 1973, au moment où elle a envoyé Marc-André Bédard à l'Assemblée nationale. Pendant des années, l'unioniste Antonio Talbot a représenté la circonscription, qui n'a jamais voté libéral au provincial depuis les années 30. Chicoutimi avait appuyé massivement le Oui aux référendums de 1980 et de 1995. 

Mais la majorité de 10 000 voix récoltée par son fils Stéphane aux élections de 1998 avait diminué à chaque élection.

Mireille Jean, la candidate péquiste, s'était présentée contre le maire de Saguenay, Jean Tremblay, en 2005. Elle est cofondatrice d'une firme de haute technologie, Trioniq.

Son adversaire libérale, Francyne T. Gobeil, est proche de l'organisation du maire Tremblay, ce qui lui aurait nui durant la campagne. Vers la fin de la campagne, ses relations avec la permanence libérale semblaient refroidies; elle avait publié sur Facebook un article mettant en doute le leadership du premier ministre Couillard.

Ex-animatrice de radio, Hélène Girard, la candidate de la Coalition avenir Québec, avait une côte à remonter, puisque la CAQ n'a jamais bien fait au Saguenay.

Elle a récemment été reconnue coupable de conduite avec les facultés affaiblies, ce qui a porté ombrage à sa campagne.

Au moment de l'arrestation de Nathalie Normandeau et de Marc-Yvan Côté, un sondage mettait libéraux et péquistes au coude-à-coude. Un coup de sonde au moment de la démission de Sam Hamad, la semaine dernière, indiquait que le PQ était très clairement passé devant le PLQ.

Au début de la campagne, les libéraux paraissaient avoir des chances. En avril 2007, Stéphane Bédard, du PQ, a été élu avec une majorité de 1600 voix devant le libéral Michel Malette. Mais un candidat indépendant, proche des libéraux, avait monopolisé 3600 voix. 

La mise au rancart de Stéphane Bédard, éjecté par Pierre Karl Péladeau de son poste de leader parlementaire, a entraîné la démission du député. Cela a aussi causé des grincements de dents dans la région, où la famille Bédard a toujours pesé lourd dans la vie politique.

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