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Les funérailles des victimes de l'attentat au Burkina Faso ont eu lieu à Québec

En milieu d'après-midi, l'église Saint-Sacrement a accueilli les... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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En milieu d'après-midi, l'église Saint-Sacrement a accueilli les funérailles communes de cinq victimes québécoises de l'attentat. L'édifice était bondé pour cette deuxième cérémonie. Des dizaines de personnes sont même restées à l'extérieur.

Photo Jacques Boissinot, PC

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Plus d'un millier de personnes, dont le premier ministre Justin Trudeau, ont assisté samedi aux funérailles des six victimes québécoises de l'attentat terroriste du 15 janvier au Burkina Faso, à Québec.

Yves Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot, Charlelie Carrier... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

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Yves Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot, Charlelie Carrier et Gladys Chamberland (absente de la photo) seront portés à leur dernier repos ensemble. Les proches sont présentement à la recherche d'une église et d'un salon funéraire suffisamment grands pour accueillir les cinq dépouilles. 

Photothèque Le Soleil

Parmi les victimes, quatre membres d'une même famille : Gladys Chamberland et son conjoint Yves Carrier, 65 ans, de même que leur fils Charlelie et sa demi-soeur, Maude. Les deux autres étaient leurs amis, Louis Chabot et Suzanne Bernier.

Ils étaient partis ensemble au Burkina Faso afin de participer à la construction d'une école, pour le compte de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Le groupe de six bénévoles en coopération internationale a été fauché au cours d'une attaque menée par des terroristes islamistes dans un lieu fréquenté par des étrangers, dans la capitale, Ouagadougou. Il s'agit du plus lourd bilan de victimes canadiennes au cours d'un attentat terroriste depuis les événements du 11 septembre 2001.

Une première cérémonie privée pour saluer la mémoire de Suzanne Bernier s'est déroulée à l'église Saint-Thomas-d'Aquin, dans le secteur Sainte-Foy, en fin de matinée.

Puis, en milieu d'après-midi, l'église du Très-Saint-Sacrement accueillait les funérailles communes de cinq autres victimes québécoises de l'attentat. L'édifice était bondé pour cette deuxième cérémonie. Selon un responsable du diocèse, il y avait plus d'un millier de personnes à l'intérieur.

Les représentants des médias ont pu entrer avant le début du service mais ont été invités à sortir pendant l'office religieux. Les photos des cinq victimes et des gerbes de fleurs étaient exposées devant l'autel, avec quatre urnes, et un cercueil, celui de Mme Carrier. L'église était remplie, et la section avant, réservée aux proches, a donné lieu à plusieurs scènes de réconfort.

Divers dignitaires étaient sur place dont M. Trudeau, l'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, Amadou Adrien Koné, le député conservateur Gérard Deltell, la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

«Ils sont partis d'une manière brutale, inexplicable, a déclaré M. Koné. Il est de mon devoir, en tant que représentant de mon État de venir porter ma compassion à la famille».

Mme St-Pierre, qui représentait le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, absent, s'est dite très émue. «On a accompagné la famille. On a aidé à ce qu'il n'y ait pas de tracasserie administrative. (On a été) la courroie de transmission avec le fédéral. On a aidé à notre manière», a-t-elle rappelé.

M. Péladeau a pris le temps de se recueillir devant les photos des victimes. «(C'est) un moment de partage avec cette famille. C'étaient des héros du quotidien. Des héros extraordinaires. Le Québec est tout attristé de ce qui s'est produit», avait-il déclaré à son arrivée.

La présence des politiciens avait prêté à controverse dans un premier temps. Le conjoint de Maude Carrier, avait dénoncé le manque de compassion de Justin Trudeau. Quand le premier ministre l'avait appelé pour lui transmettre ses condoléances, il lui avait raccroché au nez en lui demandant de mettre fin à sa «cassette» politique. La mère de Maude Carrier, Camille Carrier, avait quant à elle reproché au gouvernement Trudeau de ne rien faire contre le terrorisme.

La Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, qui parrainait les six victimes dans leur mission humanitaire au Burkina Faso, était également représentée.

Soeur Lise Desrochers, membre de la Congrégation, se rappelle avec émotion de la famille Carrier. «Ils aimaient les gens pour qui et avec qui ils travaillaient, a souligné la religieuse. Ils ont laissé un message d'engagement, que plusieurs autres membres de la famille élargie ont l'intention de poursuivre et de respecter.»

Le 15 janvier, les six Québécois ont été tués quand des djihadistes ont attaqué un restaurant un café de la capitale fréquentés par des Occidentaux. Les quatre terroristes ont été tués par les forces de sécurité burkinabés et françaises. L'attentat a été revendiqué par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Le bilan de cet attentat a fait état de 30 morts, huit Burkinabés et 22 étrangers.

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