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Surveillance des chantiers d'asphaltage: il faut écarter SNC-Lavalin, croit un comité d'élus

Au cours d'une visite de chantier le 17... (PHOTO FOURNIE PAR LE BUREAU DE L'INSPECTEUR GÉNÉRAL)

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Au cours d'une visite de chantier le 17 septembre, rue Monselet, le BIG a photographié de la machinerie sur le point d'asphalter la rue, alors que des défauts de la fondation n'avaient pas été corrigés.

PHOTO FOURNIE PAR LE BUREAU DE L'INSPECTEUR GÉNÉRAL

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La surveillance de 26 chantiers d'asphaltage actuellement en cours à Montréal devrait être retirée des mains de la firme SNC-Lavalin pour être confiée aux services internes de la Ville, recommande une commission d'élus chargée d'étudier un rapport du Bureau de l'inspecteur général (BIG) qui avait montré la firme du doigt. Les élus du conseil municipal devront se prononcer sur les recommandations du comité lundi à la réunion du conseil municipal.

À la fin du mois de septembre, le BIG a constaté des manquements si graves dans l'exécution de travaux de planage et de revêtement à Montréal-Nord qu'il a suspendu un contrat de 3,45 millions de dollars sur-le-champ.

Les travaux étaient réalisés par la firme Demix Construction, mais c'est la firme d'ingénierie SNC-Lavalin qui avait le mandat de superviser et de gérer les travaux au nom de la Ville de Montréal.

«Pour la Commission, les observations du BIG montrent que la responsabilité quant aux manquements sur le chantier incombe autant au surveillant qu'à l'entrepreneur», peut-on lire dans un rapport de la Commission permanente sur l'inspecteur général, qui sera déposé lundi au conseil municipal.

Un programme «dysfonctionnel»

Le contrat d'asphaltage visé dans le rapport du BIG a été accordé dans le cadre d'un nouveau programme de l'administration Coderre qui vise à refaire la surface des rues locales les plus mal en point à raison de 50 millions par année. Le but du Programme complémentaire de planage et de revêtement (PCPR) est de prolonger la durée de vie de ces rues de 7 à 12 ans.

Plusieurs entreprises réalisent les travaux dans le cadre du PCPR, mais c'est SNC-Lavalin qui assure la surveillance de tous les chantiers exécutés dans le cadre de ce programme, en vertu d'une entente-cadre de 2,97 millions.

«Les membres [de la Commission] ont bien compris que le contrat de SNC-Lavalin portait sur la surveillance de nombreux chantiers de PCPR sur le territoire de la Ville et qu'on ne peut affirmer hors de tout doute que les manquements constatés sur le chantier de Montréal-Nord ont été systématiquement reproduits ailleurs, mais ils croient néanmoins que la firme doit être sanctionnée», écrivent-ils.

Selon la Ville de Montréal, 13 contrats dans le cadre du PCPR sont en cours d'exécution ou vont démarrer sous peu. Ils représentent 26 chantiers dans l'ensemble de la ville. La majorité des travaux sont réalisés dans les arrondissements de Ville-Marie et d'Hochelaga-Maisonneuve.

«Les membres de la Commission sont d'avis que le PCPR est un programme qui semble se déployer dans un contexte d'incompréhension et de manque de communication entre les divers acteurs internes et externes. Devant ce constat, des mesures d'encadrement plus rigoureuses sont, sans équivoque, nécessaires. Il faudra, en effet, s'attaquer à ce qui apparaît être un dysfonctionnement du processus à l'interne dans la gestion des chantiers du PCPR», peut-on lire dans le rapport.

La Commission permanente sur l'inspecteur général compte des élus de toutes les formations politiques représentées à l'hôtel de ville. Elle est présidée par Lorraine Pagé, élue sous la bannière Vrai changement.

Un rapport accablant

Après avoir découvert une «incongruité» dans la soumission de Demix Construction, le BIG a dépêché un ingénieur sur le chantier situé à l'angle des rues Prieur et Monselet le 17 septembre.

Ce dernier avait pour mandat de s'assurer que les défauts de surface et de profondeur, qui nécessitent deux types d'interventions distinctes, étaient adéquatement réparés.

«Aucune correction en profondeur n'a été effectuée par l'entrepreneur alors que l'état de la surface après le planage de la rue le requérait. La quantité de travaux de correction de surface est insuffisante. Confronté au devis, le surveillant responsable de SNC-Lavalin admet finalement que ce genre de défaut doit être réalisé par des corrections en profondeur», peut-on lire dans le rapport du BIG rendu public le 22 septembre.

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