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Fuite d'un produit toxique à Varennes: la situation «sous contrôle»

Le gaz émanant de l'usine est potentiellement toxique... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Le gaz émanant de l'usine est potentiellement toxique et se forme lorsque le tétrachlorure de titane entre en contact avec l'air.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

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Catherine Gignac
La Presse Canadienne
Montréal

Un bris d'équipement survenu à l'usine Kronos de Varennes, en Montérégie, a causé la fuite d'environ cinq tonnes d'un produit connu sous le nom de tétrachlorure de titane, créant tout un remue-ménage dans la petite municipalité, forçant des évacuations et incommodant quelques personnes.

Le ministre David Heurtel s'est rendu sur place.... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE) - image 1.0

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Le ministre David Heurtel s'est rendu sur place.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

En fin d'après-midi samedi, la situation «était sous contrôle», selon le ministre provincial du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel. Il a loué le travail des autorités, se félicitant qu'elles soient «parvenues à se mobiliser rapidement pour répondre à la situation incluant Urgence-Environnement, la sécurité publique et la santé publique».

Malgré les efforts conjugués de ces divers partenaires pour endiguer le problème, un nuage blanc opaque se dégageait encore dans le ciel du secteur vers 17 h 15. Il devrait être présent pendant encore quelques heures.

La fuite toxique a été stoppée aux alentours de 16 h et la voie maritime rouverte, ont indiqué à la fois la compagnie et le ministre.

Lors d'un point de presse à 19 h, les autorités ont indiqué que le vent «avait tourné», permettant des examens par le laboratoire mobile du ministère de l'Environnement. L'accès à l'usine était rétabli, mais pas encore à la zone d'origine de la fuite.

Il était aussi question d'une «visibilité accrue» par rapport au milieu de l'après-midi grâce à des «conditions météorologiques favorables».

Le porte-parole d'Urgence-Environnement, Christian Blanchette, a indiqué qu'un hélicoptère était en mesure de suivre de près l'évolution du nuage ayant émané de la fuite toxique. Les vents devaient aider à la «dispersion du panache».

L'un des travailleurs de l'entreprise, qui a accepté de se confier à La Presse Canadienne sous le couvert de l'anonymat, a expliqué qu'il n'en revenait tout simplement pas lorsqu'il a vu l'épais panache à la télévision. L'homme, qui fait partie du personnel de Kronos depuis 2002, n'a pas hésité à dire qu'il s'agissait sans contredit «d'un problème exceptionnel d'une ampleur étonnante».

Il a toutefois refusé de blâmer ses employeurs qui, à son avis, font leurs devoirs pour assurer une sûreté optimale entre les murs de l'usine, mentionnant l'existence d'une équipe d'urgence, de «plans d'intervention, de formation et [...] des simulations d'évacuation» sur une base annuelle.

Le ministre Heurtel a indiqué que cinq personnes avaient été incommodées par ces émanations. Il s'agit de cinq personnes qui se trouvaient dans une autre usine à proximité. Seulement deux d'entre elles ont été transportées à l'hôpital par mesure de précaution, et s'y trouvaient toujours en soirée.

M. Heurtel a mentionné qu'il n'a éprouvé aucune difficulté à amorcer le dialogue avec la direction de Kronos, soulignant «un travail de coopération sans reproche».

Le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Varennes, Alain Pharand, a voulu lui aussi adopter un ton rassurant lorsqu'il a rencontré la presse. Il a indiqué que le réservoir contenant le produit serait vide et que les quelques travailleurs confinés à l'intérieur de l'entreprise ont pu faire un transbordement vers un endroit sécurisé.

Il a reconnu que, pour l'instant, il ne détenait pas d'information sur les causes exactes de la fuite et qu'une enquête serait nécessaire pour les déterminer.

La fuite a contraint les autorités à lancer un ordre d'évacuation pour les résidants demeurant dans un périmètre de 400 mètres autour de l'usine. Quinze résidences ont été évacuées en tout.

En outre, les travailleurs de quatre usines situées dans le périmètre de sécurité ont eu droit à un congé forcé puisqu'ils ont été poussés à déserter les lieux.

La compagnie parlait d'un «horizon à moyen terme» pour le retour des résidants touchés par les évacuations, évoquant une possibilité «au milieu de la nuit».

Le ministre a rappelé que la priorité était donnée à la sécurité des citoyens.

«On est encore en situation d'urgence, a dit M. Heurtel lors du point de presse de 19 h. On est dans la bonne direction [...] et on doit agir avec précaution. On veut s'assurer d'un risque zéro. On est sur la bonne voie.»

Les gens habitant aux abords de cette zone ont été invités à rester confinés dans leur domicile pour éviter d'être exposés aux émanations.

Un service téléphonique a été mis en branle pour permettre à ceux qui seraient préoccupés par la situation d'obtenir des renseignements. Le numéro de cette ligne d'urgence est le 450 652-9888.

De plus, la main-d'oeuvre d'Info-Santé a obtenu des informations par rapport au produit s'étant échappé pour être en mesure de répondre à d'éventuelles questions à ce sujet.

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) indique sur son site internet que s'il est inhalé, il peut entres autres entraîner de la toux, des problèmes respiratoires, des maux de tête, des faiblesses ainsi que des irritations.

Il est recommandé à quiconque ressentirait un ou plusieurs de ces symptômes d'obtenir un avis médical.

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