Montréal presse Ottawa d'agir pour Raif Badawi

Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi, lors... (PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi, lors d'une manifestation pour sa libération.

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Denis Coderre demande au gouvernement canadien d'intervenir «immédiatement» auprès des autorités saoudiennes en vue de libérer Raif Badawi.

Le maire de Montréal fera une déclaration commune avec le chef de Coalition Montréal Benoit Dorais à ce sujet, demain, lors de la séance du conseil municipal. L'épouse de monsieur Badawi, Ensaf Haidar, assistera à la prise de parole. Ses trois enfants et elle sont réfugiés au pays depuis 2013.

«La balle est dans le camp du gouvernement canadien. Ils [les membres du gouvernement] doivent nous donner l'heure juste», a dit Denis Coderre en entrevue avec La Presse. Il promet de «faire des appels» à Ottawa pour s'assurer que les négociations entourant sa libération avancent.

«Il faut qu'ils aillent un petit peu plus loin. Ce qu'il [Raif Badawi] vit est inacceptable. Je pense que le gouvernement canadien doit poser des gestes.»

Denis Coderre

Le message des élus montréalais s'inscrit dans un mouvement international de mobilisation pour la libération de l'écrivain et blogueur. Jusqu'à présent, plus de 71 000 personnes ont signé la pétition pour sa libération sur le site d'Amnistie internationale. Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a aussi demandé l'arrêt des coups de fouet à l'endroit du blogueur.

Prisonnier d'opinion

Arrêté en 2012 pour avoir cofondé un site sur lequel on retrouvait des critiques du régime saoudien, Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet et une amende de près de 300 000 dollars canadiens. La sentence prévoit aussi qu'il ne pourra pas voyager pendant les 10 ans suivant sa libération ni utiliser les médias. Le 9 janvier dernier, Badawi a reçu sa première séance de 50 coups de fouet. La flagellation a eu lieu en public. Les autres séances qu'il devait subir ont jusqu'ici été suspendues.

L'homme de 32 ans devait être rejugé par la Cour suprême, à la demande du roi Abdallah, aujourd'hui décédé. Sa cause a finalement été transférée au tribunal pénal.

«Il faut trouver une solution pour le sortir de là», conclut Denis Coderre. Il aimerait que le ministre des Affaires étrangères ou le premier ministre s'occupe personnellement du dossier.

Extrait de la déclaration

1. Que la Ville de Montréal condamne fermement la flagellation publique de M. Raif Badawi

2. Que la Ville de Montréal exprime sa solidarité avec M. Raif Badawi, ainsi qu'avec sa conjointe et leurs trois enfants Najwa, Miryiam et Tirad

3. Que la Ville de Montréal demande au gouvernement canadien d'intercéder auprès du gouvernement d'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération immédiate de M. Raif Badawi et de favoriser la réunification de sa famille au Canada.

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