À l’approche de l’Halloween, le Musée Pop lance un défi aux amateurs de sensations fortes prêts à résoudre des énigmes pour s’extirper des méandres de la vieille prison de Trois-Rivières, envahie par des fantômes à la tombée de la nuit.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

Une version adaptée aux familles sera aussi offerte de jour, le week-end prochain.

> Consultez le site du Musée Pop : https://museepop.ca/vieille-prison/historique

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Le Musée Pop est relié à la prison presque bicentenaire, qui a rempli son rôle de 1822 à 1987. Son équipe organise à longueur d’année des visites guidées et des nuitées pour des groupes surtout scolaires, traités comme des détenus pendant quelques heures. À l’Halloween, le bâtiment historique est exploité à sa juste valeur. Dans l’obscurité, l’atmosphère devient lugubre.

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Les sept dernières années, les parcours organisés pour l’Halloween étaient axés sur la peur. Il était temps de changer, explique Claire Plourde, responsable des communications. « Il y a un engouement pour les jeux d’évasion, dit-elle. On a formé un partenariat avec Défi-Évasion pour offrir une autre façon de découvrir la prison. C’est un peu déstabilisant, parce qu’on a accès à toutes les pièces de la prison. »

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Sept équipes de six personnes envahissent en même temps l’ancien pénitencier. Pendant une heure, les participants se promènent partout dans la prison, cherchant des réponses à des énigmes. Ils vont jusque dans la cave au sol en terre battue, où les épais murs de pierre témoignent d’une époque révolue. À découvrir dans une des cavités obscures : les restes d’un cadavre qui cachent eux-mêmes un secret.

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Les visiteurs n’ont pas de temps à perdre s’ils veulent relever le défi, qui est de taille. Munis d’une carte, ils doivent en effet résoudre 8 énigmes en moins de 60 minutes. Le travail d’équipe est crucial pour parvenir à s’échapper. « Il faut se creuser les méninges, fait remarquer Claire Plourde. L’utilisation du téléphone cellulaire pour s’éclairer ou prendre des photos n’est pas permise. »

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Le rez-de-chaussée et l’étage réservent aussi des surprises. Chaque détour transporte les participants dans un univers singulier. Les cellules, les lits à une place séparés par des grillages, qui semblent attendre de nouveaux pensionnaires, les longs corridors et la cafétéria avec sa longue table à la peinture écaillée rappellent le passé des lieux.

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En chemin, les participants font des rencontres déconcertantes. Qu’il s’agisse du gouverneur, du cuisinier carnivore, du directeur ou du médecin, tous un peu fous, les personnages sont surprenants ou intimidants, mais jamais méchants. Ils donnent même à l’occasion un petit coup de pouce pour guider les joueurs dans la bonne direction et éviter qu’ils s’enlisent.

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Les fantômes reprennent possession de la prison en toute impunité les vendredis et samedis soir jusqu’au 2 novembre, ainsi que le soir de l’Halloween. Les visiteurs de 16 ans et plus n’ont qu’à bien se tenir. Une version familiale sera organisée le jour, le week-end prochain, pour les enfants de 9 à 12 ans. « Pour la clientèle plus jeune, les énigmes seront plus faciles », assure Claire Plourde.