(Fredericton) Le Nouveau-Brunswick réimpose des restrictions de voyage aux Québécois de la municipalité régionale de comté de Témiscouata, dans le sud du Bas-Saint-Laurent, qui connaît présentement une augmentation des cas de COVID-19.

La Presse Canadienne

Le premier ministre Blaine Higgs a indiqué jeudi que dès maintenant, les résidents de cette région ne pourront plus faire des excursions d’une journée au Nouveau-Brunswick. Ce changement ne touche pas les résidents de la MRC d’Avignon et de la Première Nation de Listuguj — plus à l’est, en Gaspésie, près de Campbellton.

Le Nouveau-Brunswick avait assoupli les restrictions de voyage le 1er août pour ces trois régions frontalières du Québec. Or, le gouvernement du Québec a annoncé mardi que la région du Bas-Saint-Laurent passait au « niveau d’alerte régionale jaune » — en « préalerte » sanitaire.

Les résidents de la MRC de Témiscouata, qui est proche d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, seront toujours autorisés à entrer pour des raisons essentielles comme des rendez-vous médicaux, un « emploi approuvé » ou la garde partagée d’enfants, comme c’est le cas depuis le début de la pandémie, a annoncé jeudi le gouvernement de Blaine Higgs.

À part ces cas, toutes les excursions d’une journée qui avaient déjà été approuvées sont annulées. Les personnes qui se rendent au Témiscouata ou qui en reviennent doivent à nouveau s’isoler pendant 14 jours, à moins qu’elles ne bénéficient d’une exemption.

« Le Cabinet et le comité multipartite du Cabinet sur la COVID-19 ont pris cette décision en tenant compte des conseils de la Santé publique, y compris les rapports épidémiologiques, l’augmentation du nombre de cas, et le changement apporté récemment au niveau d’alerte dans la région du Bas-Saint-Laurent, au Québec », a expliqué M. Higgs.

« En raison de l’augmentation du nombre de cas confirmés de COVID-19 dans la région du Bas-Saint-Laurent, au Québec, nous devons être prudents et continuer à fournir notre part d’efforts pour garder le Nouveau-Brunswick en sécurité et ralentir la propagation de la COVID-19. »

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, a déclaré que la « Santé publique continuera de surveiller la situation au Québec et de conseiller le gouvernement en ce qui a trait aux mesures frontalières ».

Pendant ce temps, le nombre total de cas de COVID-19 au Nouveau-Brunswick est demeuré stable à 194, dont 190 guérisons, deux décès et deux cas actifs. La province a également renouvelé jeudi l’état d’urgence, en vertu de la Loi sur les mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick.