(Paris) La fréquentation touristique a faiblement progressé au dernier trimestre 2019, tirée par la clientèle française, selon l’Insee, tandis que les étrangers étaient moins nombreux et que les mouvements sociaux ont pesé sur le secteur en fin d’année.

Agence France-Presse

D’octobre à décembre, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques — exprimée en nuitées — a augmenté de 0,8 % sur un an, après deux trimestres de « hausse plus soutenue », selon des chiffres provisoires publiés vendredi.

Comme au trimestre précédent, la croissance a été tirée par la clientèle française (+2,7 %) alors que la fréquentation des touristes étrangers s’est inscrite en retrait (−3,8 %), détaille l’institut public de statistiques.

Sur ces trois derniers mois de l’année, dans les hôtels, la fréquentation de la clientèle française a progressé de 3,9 %, ce qui compense le recul des touristes étrangers (−4,7 %), sur lequel l’Insee ne donne pas d’éléments d’explication.

En Île-de-France, où les transports ont été fortement perturbés en décembre par les grèves et les manifestations liées à la contestation de la réforme des retraites, la fréquentation a globalement baissé de 0,9 % au dernier trimestre, avec un recul marqué de la clientèle non résidente (−4,9 %), tandis que l’activité progressait pour les résidents (+3,8 %).

Dans l’hôtellerie, les nuitées ont augmenté de 1 % sur un an, après +0,4 % le trimestre précédent, et les établissements classés 3, 4 ou 5 étoiles, « tirent leur épingle du jeu grâce à la fréquentation » de la clientèle française (+6,7 %).

La fréquentation a augmenté dans les hôtels des villes de province (+1,8 %), toujours grâce aux touristes français (+4,3 %) alors que les nuitées des non-résidents chutaient (−7,3 %).

Quant à la fréquentation des autres hébergements collectifs touristiques (campings, villages-vacances, résidences, etc.), elle « se stabilise (+0,1 %) après deux trimestres de croissance soutenue (+2,6 % sur un an), du fait des résidences de tourisme ».