Ce devait être le cadeau de ses 18 ans. Une virée mère-fille dans la Ville lumière, capitale mondiale de l’amour, et surtout des macarons. C’est finalement à l’aube de ses 20 ans que l’escapade mythique a eu lieu. Et l’attente en aura valu la chandelle (et le champagne !). Six suggestions pour un séjour post-pandémique aussi mémorable que festif, tant pour la mère, la fille que pour les deux. Du coup, de rien !

Publié le 11 juin
Silvia Galipeau
Silvia Galipeau La Presse

Démystifier l’auberge de jeunesse

  • Jo & Joe, place de la Nation

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    Jo & Joe, place de la Nation

  • Chambre à l’auberge de jeunesse Jo & Joe

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    Chambre à l’auberge de jeunesse Jo & Joe

  • Le fameux roof-top

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    Le fameux roof-top

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Au même âge, ç’a été le secret de tous nos voyages. Mais pour une raison qui nous échappe, le concept n’attirait pas du tout la descendance. Il fallait donc impérativement démystifier la chose. Parce qu’on le sait : les auberges ne sont plus ce qu’elles étaient. Désormais dites de « nouvelle génération » (design et modernes, quoique toujours aussi effervescentes), elles attirent une clientèle variée, diversifiée, où l’on se sent illico accueilli. Et les bons plans dans le genre ne manquent pas (Generator, Les Piaules, etc.). C’est finalement chez Jo & Joe, une marque née il y a cinq ans, qu’on a posé nos valises, sous son tout nouveau toit (d’ailleurs, ne ratez pas son roof-top !), place de la Nation. Corrigeons d’emblée et une fois pour toutes la méprise : oui, il est possible (en s’y prenant d’avance) d’avoir ici une chambre privée (pour deux, trois, quatre, même huit personnes, avis aux familles nombreuses). Avec une salle de bains pour soi. Douillettes, oreillers moelleux, serviettes et gel douche bio compris. Ça vous donne une idée du lieu. Espaces communs et cosmopolites en prime.

Lit en dortoir : à partir de 25 euros environ (selon la saison)

Chambre pour deux : à partir de 100 euros

Consultez le site de Jo & Joe

Sur les pas d’Emily in Paris

  • Visite guidée sur le thème d’Emily in Paris avec Katia Besnard Rousseau, de la Compagnie des Guides

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    Visite guidée sur le thème d’Emily in Paris avec Katia Besnard Rousseau, de la Compagnie des Guides

  • La fameuse boulangerie Moderne, au cœur du Quartier latin

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    La fameuse boulangerie Moderne, au cœur du Quartier latin

  • Un des bancs-poèmes du jardin du Palais-Royal. Une citation du poète péruvien César Vallejo.

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE.

    Un des bancs-poèmes du jardin du Palais-Royal. Une citation du poète péruvien César Vallejo.

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Voilà un prétexte assurément accrocheur pour découvrir la ville : passer par les lieux de tournage de la série de Darren Starr. Une série qui a été, et ça paraît, un magnifique coup de pub indirect pour la ville. La preuve : la fameuse boulangerie Moderne, au cœur du Quartier latin, là où Emily savoure son tout premier « pain au chocolat », est assaillie par les touristes conquis depuis. De la place de l’Estrapade (un mode de torture sous l’Inquisition, le saviez-vous ?) au jardin du Palais-Royal, en passant par le Panthéon, le jardin du Luxembourg, le Café de Flore ou le pont des Arts, notre guide, une historienne de formation, nous accompagne ici en anecdotes culturelles et réflexions historiques de toutes sortes, tant sur la série en particulier que sur Paris en général. D’ailleurs, et pour compléter le tout, une autre visite guidée de Paris s’impose : par la Seine cette fois, avec les fameuses Vedettes de Paris, pour une croisière commentée aussi instructive que divertissante, en prime archi instagrammable !

Découvrez le Paris d’Emily in Paris
Consultez le site de La Compagnie des Guides
Consultez le site de Vedettes de Paris

Lèche-vitrine à la Samaritaine

  • La Samaritaine a été rénovée au coût de 750 millions d’euros.

    PHOTO FOURNIE PAR LA SAMARITAINE

    La Samaritaine a été rénovée au coût de 750 millions d’euros.

  • Le grand magasin a été fondé en 1870 par Ernest Cognacq.

    PHOTO FOURNIE PAR LA SAMARITAINE

    Le grand magasin a été fondé en 1870 par Ernest Cognacq.

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Fraîchement rénovée (après plus de 15 ans de fermeture et 750 millions d’euros), la chic Samaritaine (que les amateurs d’Emily reconnaîtront aussi) vaut assurément le détour. Que ce soit pour se rincer l’œil dans ses boutiques Dior, Prada ou Victoria Beckham, ou pour admirer sa saisissante balustrade (garnie, tenez-vous bien, de milliers de feuilles d’or), on peut passer ici des heures (et dépenser son hypothèque) dans ce « plus petit des grands magasins », fondé en 1870 par Ernest Cognacq. Pour casser la croûte, ne ratez pas son restaurant gastronomique au majestueux 5e étage (et son menu pensé par un chef étoilé). Enfin, pour vous reposer et vous remettre de tant de beauté, direction au sous-sol, au spa Cinq Mondes. Au programme : soins du corps ou du visage, inspirés des techniques shiatsu, détente garantie.

À partir de 14 ans et de 124 euros

Consultez le site de la Samaritaine
Consultez la page du restaurant Voyage
Consultez le site du spa Cinq Mondes

Découvrir la maison Dior

  • Une exposition sur le mythe Christian Dior

    PHOTO KRISTEN PELOU, FOURNIE PAR LA MAISON DIOR

    Une exposition sur le mythe Christian Dior

  • L’exposition nous plonge dans l’univers du créateur Christian Dior.

    PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON DIOR

    L’exposition nous plonge dans l’univers du créateur Christian Dior.

  • Plus de 1000 créations sont exposées.

    PHOTO KRISTEN PELOU, FOURNIE PAR LA MAISON DIOR

    Plus de 1000 créations sont exposées.

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Là où tout a commencé. Au 30, rue Montaigne, où est né le véritable mythe (« quoi que vous fassiez […], faites-le avec passion ! »), se dresse aujourd’hui, et depuis quelques semaines à peine, une galerie, unique et incontournable, pour tous les férus de haute couture. Un must à Paris, ces jours-ci. Non chronologique, l’exposition, par moments immersive, nous plonge dans l’univers du créateur Christian Dior, de son iconique New Look (1947) à ses multiples successeurs (Yves Saint Laurent, John Galliano, jusqu’à Maria Grazia Chiuri aujourd’hui), grâce à plus de 1000 créations et quantité d’accessoires disposés dans un parcours d’une bonne heure. À couper le souffle. Soulignons la saisissante scénographie, notamment des « jardins enchantés », la « salle blanche », sans oublier le « bal Dior ». En voulez-vous, du beau ? En voilà ! Réservations obligatoires.

Consultez le site de la galerie Dior

Comedy Club parisien

  • Une soirée au Paname, Comedy Club parisien

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    Une soirée au Paname, Comedy Club parisien

  • Le Paname Art Café a inspiré la série Drôle, de Fanny Herrero.

    PHOTO SILVIA GALIPEAU, LA PRESSE

    Le Paname Art Café a inspiré la série Drôle, de Fanny Herrero.

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Pour une sortie hors du commun, et en prime loin des sentiers touristiques, rendez-vous dans un véritable Comedy Club. Celui-là même qui a inspiré la série Drôle, de Fanny Herrero (Appelez mon agent), sur Netflix se situe dans le très multiculturel 11e arrondissement. Il s’agit du Paname Art Café, et vous ne serez pas déçus. Resto à l’étage, minuscule salle au sous-sol, passent ici quantité de jeunes humoristes qui viennent y tester leurs nouveaux sketches, certains bien connus (Gad Elmaleh), d’autres moins. « Faites du bruit ! », exactement comme dans la série, lancent-ils, alors que les humoristes se suivent et que les gags se succèdent. Non, on ne comprend pas forcément tout (bonjour le verlan, c’est relou !), mais oui, on rit franchement. La plupart du temps.

À partir de 12 euros, 16 ans et plus

Consultez le site du Paname

Faire la fête !

  • Le « bistrosouk » La Casbah, pour une ambiance Mille et une nuits

    PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA CASBAH

    Le « bistrosouk » La Casbah, pour une ambiance Mille et une nuits

  • Le « bistrosouk » propose un délicieux menu marocain.

    PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA CASBAH

    Le « bistrosouk » propose un délicieux menu marocain.

  • L’ancien hammam fait aujourd’hui office de discothèque.

    PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA CASBAH

    L’ancien hammam fait aujourd’hui office de discothèque.

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Enfin, voilà l’activité par excellence pour souligner sa majorité. Si vous cherchez une boîte de nuit festive, chic mais sans bling-bling, inclusive et surtout sans file d’attente, suivez ce plan : rendez-vous près de La Bastille au « bistrosouk » La Casbah (« haut lieu du cool parisien », selon le Vogue), pour y prendre une bouchée dans une ambiance Mille et une nuits (délicieux menu marocain — ne ratez pas le poulpe berbère — et carte de cocktails assez funky merci). Puis vers minuit, descendez directement au sous-sol, dans ce qui serait un ancien hammam — rumeur ceci dit non confirmée — pour festoyer furieusement ensemble. Ce faisant, un conseil : faites le plein, enfin, et à fond, de souvenirs mère-fille. Ça n’a (presque) pas de prix ! Et ça dure une vie.

18 ans et plus

Consultez le site de La Casbah

Une partie des frais de ce voyage a été payée par Atout-France, qui n’a exercé aucun droit de regard sur le contenu du reportage.