(Londres) Pimlico Road, Dutchess Street, mais surtout l’emblématique Abbey Road, cher aux quatre garçons dans le vent : environ 270 panneaux de rues de Londres sont mis aux enchères à partir de mercredi sur l’internet.

Anna MACKENZIE
Agence France-Presse

Clou de la vente, celui de la célèbre rue où se trouvait le studio d’enregistrement des Beatles pourrait dépasser les 5000 livres sterling (8800 $), selon la responsable de la vente, Catherine Southon.

« Qui sait ? Le ciel est la seule limite », explique-t-elle à l’AFP avant les enchères au sujet de celui qu’elle décrit comme « le roi des panneaux ».

Parmi les autres lots remarquables se trouvent Prince’s Gate, qui longe Hyde Park, ou encore Savoy Place, près de la Tamise dans le quartier de West End.

Pimlico Road, célèbre pour ses magasins d’antiquités et de mobilier de designers, Westbourne Park Road sur la route du carnaval de Notting Hill et Belgrave Place du quartier chic de Belgravia s’annoncent également parmi les lots les plus prisés.

Le conseil communal du quartier de Westminster, qui englobe une grande partie du cœur de Londres, à l’origine de la vente, assure que ses fruits seront réinvestis au service des habitants.

Le dessin des panneaux, avec nom de la rue en noir et code postal en rouge, a été créé par l’architecte et designer Misha Black en 1967. Son utilisation, protégée par les lois sur la propriété intellectuelle, est proscrite partout ailleurs dans le monde.

« Cette collection offre une occasion unique d’acquérir une part de l’histoire de notre ville », a souligné Melvyn Caplan, adjoint à la municipalité, dans un communiqué annonçant la vente.

« Ce sont des panneaux originaux qui ont été dans les rues de Londres ces dernières années et ont connu des moments historiques et des étapes importantes culturellement ».

Certains d’entre eux, a-t-il noté, présentent des erreurs de typographie, d’autres des graffitis qui marquent une époque.

La majeure partie des lots sont mis à prix à 80 livres sterling (141 $), selon Catherine Southon, mais l’intérêt « astronomique » qu’a suscité la collection laisse augurer des enchères rapides.

« Les gens ont accroché à l’idée d’acheter un panneau de rue pour le mettre dans leur intérieur pour avoir un peu de nostalgie », a-t-elle ajouté. « Ils sont tout simplement emblématiques, ce noir, ce rouge, c’est quelque chose qu’on associe à Londres ».

« Dans une période comme celle-ci, où beaucoup d’entre nous restent cantonnés en dehors de Londres, on oublie les panneaux, les sons, les odeurs de la ville. C’est magnifique d’avoir quelque chose comme ça pour rappeler tout ça », a-t-elle souligné.