(Aéroport de Roissy) Un centre de tests antigéniques de dépistage de COVID-19 a été ouvert à l’aéroport parisien Roissy–Charles-de-Gaulle pour les passagers en provenance des pays classés « rouge », auxquels la France demande de fournir un test pour entrer sur le territoire, a constaté jeudi une journaliste de l’AFP.

Agence France-Presse


Depuis mercredi, les voyageurs en provenance de ces pays (hors Union européenne et espace Shengen) et qui n’ont pas pu pratiquer de tests avant leur départ sont orientés vers un centre géré par les secouristes de la Protection civile.

Mercredi, sur les 3000 passagers arrivés à Charles-de-Gaulle, 600 ont dû pratiquer ce test, a indiqué la préfète déléguée à la sécurité et à la sûreté des plateformes aéroportuaires, Sophie Wolfermann.  

Moins performants que les tests PCR, les antigéniques présentent l’avantage de ne pas nécessiter d’analyse en laboratoire et de donner un résultat en une quinzaine de minutes.

Avant la mise en place de ce centre, les passagers devaient se soumettre à des tests PCR et quittaient l’aéroport sans savoir s’ils étaient ou non atteints par le virus. Depuis mercredi, les cas positifs sont signalés à l’Assurance maladie et « tracés ».  

Jeudi matin, la majorité des voyageurs saluaient l’initiative. Parmi ces derniers, Gabrielle Santoul, une Française installée au Brésil, a jugé « fantastique de pouvoir faire ça sur place, gratuitement, et d’avoir les résultats tout de suite ».  

« Je trouve ça indispensable, civique, responsable, pour soi et pour les autres. Je rentre pour des raisons familiales, je me suis décidée au dernier moment et je n’ai pas eu le temps de faire de test avant de partir. Je suis contente de pouvoir être sûre de ne pas contaminer ma famille », a-t-elle témoigné, à son arrivée en provenance de Sao Paulo.

Le secteur du transport aérien réclame avec force le déploiement à grande échelle de tests de dépistage de la COVID-19 dans les aéroports pour éviter des mesures de quarantaine à l’arrivée.

Depuis le début de la crise sanitaire et l’effondrement du trafic aérien, le nombre de passagers a été divisé par dix dans le deuxième aéroport européen, passant de 200 000 à 20 000 voyageurs par jour en moyenne.