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Toutes jumelles dehors!

Deux bernaches du Canada.... (Photo: Archives AP)

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Deux bernaches du Canada.

Photo: Archives AP

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Comment réduire l'impact de ses vacances sur l'environnement. »

Martine Bouliane
La Presse

Il y a les tableaux spectaculaires des milliers d'oies et de bernaches, mais aussi ceux plus simples des oiseaux qui s'alimentent aux mangeoires installées dans la jsrdin.

Les premiers oiseaux migrateurs sont de retour. Certains feront seulement escale. D'autres vivront ici la saison de leurs amours. Une chose est sûre, c'est l'un des meilleurs moments de l'année pour les observer.

  Au printemps, les oiseaux sont plus facilement visibles dans les arbres aux branches dégarnies. Tout un avantage lorsqu'on cherche à les observer.

C'est également le temps de l'une des deux grandes migrations annuelles. Seulement dans les environs de Baie-du-Febvre et du lac Saint-Pierre, des dizaines de milliers d'oies des neiges s'arrêtent une fois l'hiver terminé, le temps de reprendre leurs forces avant de repartir vers le Grand Nord. «Ces oiseaux se dispersent pour manger dans les champs, mais ils se rassemblent sur des étendues d'eau pour dormir», note Jean Paquin, auteur de nombreux livres sur les oiseaux publiés aux éditions Michel Quintin.

L'automne est aussi un temps de migration, mais ce qui distingue le printemps, ce sont tous les rituels liés à la saison des amours. Plusieurs espèces d'oiseaux entonnent de magnifiques chants pour courtiser leur conquête à plumes. Des sons plus mélodieux que leurs cris lâchés le reste de l'année. «Ils servent à séduire et à déterminer leur territoire. Et ce n'est pas parce qu'un mâle ou une femelle se rencontrent qu'ils demeureront automatiquement ensemble. Ils doivent se plaire», dit Jean Léveillé, qui a signé des livres sur le comportement des oiseaux, dont Les Oiseaux explorateurs, récemment paru aux éditions de l'Homme.

C'est possible de voir les parades nuptiales des canards. Les jaseurs d'Amérique s'échangent des pétales d'arbres en fleurs. Même si le couple demeure le même d'une année à l'autre, chaque printemps, le mâle et la femelle chercheront à se reconquérir avec leurs jeux de séduction chez la plupart des espèces, rappelle M. Léveillé.

Certains ornithologues amateurs préfèrent les spectaculaires rassemblements de bernaches ou d'oies. D'autres sont prêts à avaler des kilomètres pour voir un oiseau rare. D'autres, encore, préfèrent observer les espèces qui viennent dans leur mangeoire, le nez collé à la fenêtre de leur cuisine. Ou encore ils seront aux aguets au cours de randonnées en forêt. «C'est ce qui est intéressant, cette diversité de possibilités pour pratiquer ce passe-temps. Pour ma part, je considère que chaque saison est propice à l'une ou l'autre», estime M. Paquin, aussi fondateur de Québec Oiseaux.

Un bon truc pour voir de la diversité en matière d'oiseaux: visiter des lieux qui ont une bonne variété d'habitats, par exemple la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente. «Ça signifie qu'il y a de nombreuses possibilités en matière de nourriture», dit M. Paquin.

Pour débuter

Son conseil aux gens qui veulent s'initier à l'ornithologie? Se rendre dans des sites aménagés ou des parcs. Ils y rencontreront des passionnés d'ornithologie, mais aussi les guides qui y travaillent et qui leur donneront de l'information sur les oiseaux à observer. «On peut aussi s'inscrire à l'un des nombreux clubs d'ornithologie pour découvrir les endroits où aller pour voir les oiseaux dans sa propre région», dit M. Paquin.

Au Québec, on peut observer plus de 300 espèces d'oiseaux assez fréquemment. Avec les espèces plus rares, qu'on voit parfois aux 10 ans, le nombre dépasse les 400, explique M. Paquin.

Ce que suggère pour sa part M. Léveillé, c'est de s'attarder au comportement des oiseaux. À l'intérieur d'une même espèce, chacun a son caractère. Certains sont plus audacieux; d'autres, plus timides. Lorsqu'ils sont en groupe, on retrouve parfois des dynamiques semblables à celle d'une classe d'écoliers. En observant une mangeoire, on peut aussi remarquer la hiérarchie entre les oiseaux selon l'ordre dans lequel ils s'en approchent pour se nourrir. «C'est plus intéressant de voir comment ils agissent que de voir leur nombre. À bien des égards, on leur ressemble beaucoup», note M. Léveillé.

 




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